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La paix reste incertaine
Le nouveau président du Liberia, Moses Blah est rentré du Ghana sans avoir obtenu d?accord de paix avec les factions rebelles, tandis que la force de paix ouest-africaine (Ecomil), déployée à Monrovia se renforçait pour tenter de mettre fin à 14 années de guerre civile.
Le départ en exil, lundi, du président libérien Charles Taylor et l?arrivée de l?Ecomil ont fait naître beaucoup d?espoirs au sein d?une population affamée et traumatisée. Des renforts nigérians sont arrivés à Monrovia pour prêter main-forte à leurs 800 collègues déjà présents dans la capitale libérienne.
Cent dix soldats ont atterri à l?aéroport international en provenance du Nigeria et ?partent en ville immédiatement?, a déclaré le commandant de l?Ecomil, le général Festus Okonkwo. Au total, un deuxième bataillon de près de 800 hommes doit venir épauler les soldats de l?Ecomil qui se sont déployés jeudi dans les zones évacuées par les rebelles, assistés de quelque 200 ?marines? américains.
Les derniers combats entre rebelles et forces gouvernementales ont fait 2 000 morts ces dernières semaines.
Les médiateurs ouest-africains espéraient aboutir samedi à Accra à un accord sur un gouvernement intérimaire qui prendrait dès octobre le relais de Moses Blah et conduirait le pays pendant deux ans jusqu?à des élections.
Urgence
Blah a quitté la capitale ghanéenne sans faire de commentaires et les médiateurs et les délégués des différentes factions ont dit s?attendre à ce que les négociations se poursuivent sans le nouveau président libérien afin de parvenir rapidement à un accord.
?Nous sommes désormais tous pris dans l?urgence?, a déclaré à Reuters le ministre libérien des Affaires étrangères, Lewis Brown.
Des sources proches des pourparlers ont indiqué que les discussions achoppaient sur les demandes des rebelles, qui réclament des postes de responsabilité au sein d?un nouveau gouvernement. Les médiateurs rebelles insistent pour obtenir ces postes afin, disent-ils, de convaincre leurs combattants de déposer les armes.
A Monrovia, que les Rebelles du Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (Lurd) ont officiellement évacuée pour rejoindre la périphérie, des dizaines de combattants désoeuvrés continuent d?être signalés dans les rues jonchées de douilles.
?Ce sont des combattants de la guérilla, des gens avec qui il faudra être patient car ils ne sont pas payés, ce sont des volontaires?, a déclaré un général rebelle surnommé Sky Power. Cette présence n?a toutefois pas empêché un certain retour à la normale dans la ville après des semaines d?affrontements quartier par quartier.
Certains parmi les centaines de milliers d?habitants réfugiés dans des camps ou des abris improvisés durant les combats ont commencé à regagner leurs domiciles et le port, désormais aux mains de l?Ecomil, a vu arriver deux navires chargés d?aide alimentaire vendredi.
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