Publicité
La pêche est bonne?
Le premier projet d?aquaculture a vu le jour grâce à l?Indian Ocean Multipurpose Cooperative Society (IOMCS) dans le village de Baie-de-Diamant. Il y a sept mois, 13 bassins ont été créés dans lesquels des crabes, des poissons et des langoustes sont élevés dans de l?eau saumâtre.
Selon le Project Manager, Mukesh Seepaul, la première moisson de crabes a déjà eu lieu et tout indique que dans quelques semaines, celle des homards et des poissons suivront.
Pour ce projet, la société coopérative doit une fière chandelle au gouvernement régional. Leur demande pour la location d?un terrain à bail a été approuvée dans un court délai. Un terrain d?une superficie de 12 000 mètres carrés à Baie-de-Diamant a été mis à la disposition des promoteurs.
Mukesh Seepaul, Gyanee Devi Woomur et Gowreesunkur Juglaul, respectivement directrice et Executive Manager de la société coopérative n?ont pas lésiné : ils y ont investi environ Rs 8 millions. En quelques mois, les bassins étaient prêts à recevoir les premiers spécimens de la population aquatique. Si au début, ils ont eu recours à une trentaine de Rodriguais pour démarrer, actuellement il ne leur faut qu?une dizaine de bras.
Mukesh Seepaul a été agréablement surpris, dit-il, par sa première pêche. En moins de cinq mois, la compagnie a récolté 40 livres de crabes dont certains pèsent jusqu?à 3 livres. «Pour l?instant, nous avons un problème de transport, car si on envoie les crustacés par bateau, ils seront congelés».
Lors du lancement, beaucoup de personnes avaient émis des doutes sur la viabilité du projet, surtout que l?île fait face à un gros problème d?eau. Mais grâce à son expérience (la société coopérative se spécialise dans les travaux de forage), les promoteurs savent où trouver de l?eau. «Aujourd?hui, nous en avons même trop et nous devons construire des canaux pour canaliser l?eau provenant des collines», explique Mukesh Seepaul. L?autre casse-tête des promoteurs : les crabes quittent les bassins et traversent la route pour gagner la mer. Ils ont dû investir gros pour construire des clôtures.
La société a un autre projet : un restaurant dans le village. Il permettra aux clients de pêcher poissons et langoustes et la la cuisson se fera sur place. «Nous voulons donner aux gens des produits frais», dit Mukesh Seepaul.
La société coopérative ne compte pas s?arrêter en si bon chemin. Le 12 avril prochain, une délégation se rendra en Agaléga pour lancer un projet similaire.
Par contre, Gyanee Devi Woomur regrette que plusieurs demandes aient été faites aux autorités mauriciennes par la société pour des sites devant abriter d?autres projets du même type mais la réponse a été négative. «On demande aux Mauriciens de se lancer dans de nouvelles entreprises, mais on ne leur accorde pas les facilités nécessaires. C?est dommage ! On continue à favoriser des étrangers au détriment des fils du sol», dit-elle, amère.
Publicité
Publicité
Les plus récents