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La MCIT en mal d?indices pour le meurtre d?Alimah Awasali

31 juillet 2006, 20:00

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Elle a été tuée le 17 juillet dernier à son domicile à Curepipe. Une porte entrouverte située à l?arrière de sa maison indiquait clairement que son assassin était entré par effraction pour la surprendre dans sa chambre à coucher. Alimah Awasali, 63 ans, revenait quelques minutes plus tôt de chez son fils qui habite à l?étage. Elle ne se doutait pas qu?une personne l?épiait ce soir-là pour lui ôter la vie. Deux semaines après ce crime, aucun indice ne permet de retrouver l?agresseur.

Une équipe de la Major Crimes Investigation Team (MCIT) s?est rendue à la mi-journée hier au domicile des Awasali afin de rassembler les pièces du puzzle. Il est précisément 14 h 10 lorsqu?un fourgon de la MCIT s?arrête devant leur domicile. Quelques minutes après, Nazir, le fils aîné de la victime, arrive à bord de son van. Sous une pluie fine, le photographe de la police prend quelques clichés de l?extérieur.

En présence des hommes du SP Raddhoa, les deux principaux témoins, Housna et son beau-frère, retraceront leur parcours lorsqu?ils sont descendus au rez-de-chaussée dans la nuit du 17 juillet.

Il est environ 22 h 30 lorsque Housna, la belle fille de la victime, est tirée de son sommeil par des cris provenant du rez-de-chaussée. Elle sort du lit et réveille son beau-frère qui dort dans la chambre d?à-côté. Sans perdre de temps, elle passe un coup de fil à son époux qui était sorti ce soir-là. Ce dernier, fils de la sexagénaire, se rend illico chez sa mère. Trop tard. Celle-ci est allongée sur le ventre et gît dans une mare de sang.

Poignardée à plusieurs reprises

La police est alertée. Après un constat, elle se rend compte qu?il ne s?agit pas d?un cambriolage. Chose que confirme le fils car aucun objet n?a été volé.

Le rapport du médecin légiste, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, est choquant : la sexagénaire a été poignardée à plusieurs reprises au cou et à la nuque. Elle portait des ecchymoses frontales et latérales à la tête et a eu les côtes fracturées. Le rapport révèle également que la victime avait des ecchymoses dans les mains. Ce qui porte à croire qu?il y a eu lutte avec l?agresseur.

Mais à part les morceaux de vitres brisées par le meurtrier pour s?introduire dans la maison, les enquêteurs ne disposent d?aucun indice pour remonter vers l?auteur du crime. Vengeance ou règlement de compte ? Les enquêteurs ont essayé de répondre à la question à la suite de la reconstitution des faits hier. L?enquête se poursuit.

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