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La Mauritius Family Planning en faveur de l?avortement médicalisé
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La Mauritius Family Planning en faveur de l?avortement médicalisé
Un demi-siècle de travail abattu. Des résultats probants et des ?manquements?, avec des donnes qui changent. C?est le constat qui ressort d?une conférence de presse donnée, hier matin, au siège de la Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA) pour marquer son 50e anniversaire. La présidente, Devika Deeljore, est revenue sur l?historique de l?association devant une assistance composée du personnel et de volontaires. Une série d?activités est prévue dans le cadre de cet anniversaire.
Vidya Charan, executive director à la MFPWA, a insisté sur l?importance pour l?association d?agir quant aux urgences, face aux nouvelles configurations d?ordres économique et social dans le pays. L?avortement et sa ?médicalisation?, plus particulièrement, ont été abordés.
Si l?association se dit en faveur de l?interruption de grossesse dans des cas spécifiques (pauvreté et viols, entre autres), elle se dit davantage favorable à une ?médicalisation de l?avortement?. ?Nous ne poussons pas les femmes à aller vers l?avortement. Mais ne nous voilons pas la face, l?avortement est un fait à Maurice. Il faut un service dans un cadre légal pour les femmes afin d?éviter toutes complications?, a fait ressortir l?executive director.
Une bonne santé sexuelle
Le recours à l?avortement ne signifierait-il pas que des instances qui sont pour la promotion des méthodes contraceptives ont échoué ? A cela, Vidya Chayan répond que non. Le taux de prévalence à la contraception est de quelque 76 % à Maurice. L?association ?fait tout ce qu?elle peut? avec les moyens dont elle dispose.
Des volontaires seront recrutés l?année prochaine pour effectuer un travail sur le terrain. Leur tâche : déterminer, entre autres, les raisons qui poussent les femmes mariées à se faire avorter et y remédier.
La MFPWA doit aussi faire face à certaines réalités : population vieillissante, homosexualité, jeunes sexuellement actifs, VIH-Sida, pauvreté et drogue. Elle se dit consciente que l?heure n?est plus au contrôle des naissances uniquement mais qu?il s?agit aussi de s?assurer que tous ont droit à une bonne santé sexuelle et reproductive. Elle compte, notamment, sur des partenariats public-privé pour assurer qu?elle remplit sa mission afin que ?chaque Mauricien jouisse d?une bonne santé sexuelle et reproductive, où les informations et les services sont accessibles à tous, sans tenir compte de leur sexe, âge et croyance?.
Dans le cadre de ce 50e anniversaire, un séminaire sur la santé sexuelle et reproductive de l?homme et de la femme aura lieu à Piton, petit village du Nord qui a vu la naissance du mouvement de volontaires qui ont ?uvré pour la propagation des méthodes contraceptives en 1958.
Des causeries et des interventions à la télévision et sur différentes radios sont également à l?agenda. Le lancement d?un nouveau service comprenant des soins spécialisés tels la gynécologie, se fera au La Tour Koenig Day Care Centre ce vendredi.
Christel DIALAVA
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