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La langue nationale pour une éducation de qualité
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La langue nationale pour une éducation de qualité
L?utilisation de la langue nationale comme médium d?enseignement a été au c?ur des débats, la semaine dernière, au Centre de conférences de Grand-Baie. A l?issue de la Conférence des ministres de l?Education ayant le français en partage (Confemen), les orateurs ont mis l?accent sur l?importance de son inclusion dans le cursus.
L?idée est évoquée dans le mémorandum sur l?enseignement du et en français dans l?espace francophone adopté vendredi, jour de clôture. Les ministres, comme stipulé dans le document, ?se sont accordés à souligner que la prise en compte des langues nationales dans les cursus d?enseignement est bénéfique, aussi bien pour les langues nationales que pour le français?.
Cette recommandation s?insère dans le ?droit chemin? de la politique engagée par l?Etat, estime le ministre de l?Education mauricien, Steve Obeegadoo. Il a présidé cette 51e session. Le rapport Grafi Larmoni définissant la graphie de la langue créole en est la preuve.
Avec le présent système, une minorité maîtrise l?anglais et le français. ?Si nous voulons que tout le monde ait accès à l?anglais et au français, on devrait tenir compte de la langue nationale?, souligne Steve Obeegadoo.
Maurice pourra bénéficier de l?expérience des pays membres de la Confemen, tels le Rwanda et le Gabon. Ils ont le même profil. L?anglais et le français y sont courants.
Le thème de la conférence était ?l?évaluation des systèmes éducatifs?. Un mémorandum à ce sujet a été présenté. ?Les ministres considèrent que l?institution de l?évaluation sous ses différentes formes permettra d?identifier les voies par lesquelles ces gains d?efficience pourront être obtenus?, est-il écrit.
La conférence avait débuté mercredi. Vingt-sept pays y ont participé. Maurice assurera la présidence de la Confemen pour deux ans, alors que les vice-présidences reviennent au Burkina Faso et le Mali.
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