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La Laiterie de Curepipe envisage un projet pilote de fermes

25 octobre 2007, 00:00

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La Laiterie de Curepipe envisage un projet pilote de fermes

?Les jours du lait en poudre sont loin d?être comptés.? Celui qui parle le fait en connaissance de cause. Même si Indra Thanacody n?est pas un producteur de lait à part entière, il est, à la tête de la Laiterie de Curepipe, un homme avisé. ?Actuellement, le lait en poudre revient à à peu près Rs 20 le litre. Si on produisait du lait frais, le coût serait au moins de Rs 40.? Mais l?industriel, qui revient d?une mission en Afrique, arrive avec une lueur d?espoir pour la production locale de lait : ?Avec la hausse des prix du lait sur le marché international, il est de plus en plus viable d?investir dans le lait frais.?

A la différence de Surat SKC, qui pencherait pour une ferme de grande envergure avec quelque Rs 100 millions, 5 500 têtes et 12 millions de litres produits chaque année, Indra Thanacody imagine un projet de fermes regroupant des entrepreneurs indépendants. Un projet qui se matérialiserait sur un plus court terme et relancerait le marché. ?Nous comptons mettre en place une ferme pilote qui devrait être prête d?ici 15 mois.? Il s?agira ainsi d?inspirer des fermes pouvant compter en moyenne 100 têtes.

Durée limitée du lait frais

?Il faut une technologie moderne, des vaches qui peuvent produire jusqu?à 15 litres par jour?, insiste Indra Thanacody. En l?état actuel, beaucoup de petits fermiers ont un rendement bien inférieur. Sans oublier la durée limitée du lait frais et la fidélité des Mauriciens au lait en poudre. D?où le besoin d?encadrement.

Encore faut-il avoir minutieusement étudié le terrain : sans une étude scrupuleuse des sites possibles (hydrographie, humidité?), on risque de répéter l?épisode Creambell et son issue stérile.

Il s?agit donc de ?faire venir un Sud-Africain ou un Africain qui communique le know how?. Les fermiers intéressés auraient été déjà identifiés, notamment au travers de l?Eastern and Southern Africa Dairy Association.

Indra Thanacody, qui représente notamment les produits D?light, n?entend pas se positionner comme un concurrent au projet Surat. ?Je pars d?abord d?un point de vue de fabricant de produits laitiers et d?éventuel acheteur auprès des producteurs de lait local, quels qu?ils soient. Nous avons tout intérêt à développer une gamme de produits frais.?

La venue d?un ou de plusieurs experts pouvant chapeauter le projet pourrait se concrétiser à la fin de l?année ou vers le début de l?année prochaine : l?expertise pourrait venir de pays comme le Kenya ou le Malawi qui affichent l?autosuffisance en matière de production laitière, mais aussi d?Afrique du Sud, comme cela a été annoncé dans le cadre du projet de Surat SKC.

A propos de ce dernier, Indra Thanacody estime ?plausibles? les chiffres communiqués par Surat SKC. ?Mais une ferme d?une pareille envergure serait peut-être moins gérable face aux coûts représentés par les risques et aléas du marché.? Alors que des fermes de moyenne taille pourraient être plus flexibles.

Elles pourraient trouver leur niche sur des lopins de 5 à 7 hectares tout en bénéficiant de l?aide de l?Empowerment programme. qui peut les soutenir à hauteur de Rs 3 millions.

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