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La junte fixe ses conditions à un dialogue avec Aung San Suu Kyi

6 octobre 2007, 00:00

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Le général Than Shwe, chef suprême de la junte au pouvoir au Myanmar, a déclaré à l?émissaire des Nations unies qu?il était prêt à discuter sous condition avec l?opposante Aung San Suu Kyi (photo), a rapporté avant-hier la télévision nationale birmane.

Parmi les conditions exposées à Ibrahim Gambari, le commandant de la junte exige que l?opposante renonce à ses «pratiques obstructionnistes» et abandonne son soutien aux sanctions prises contre l?ex-Birmanie.

Than Shwe l?accuse également de rechercher la confrontation et de prôner la «dévastation totale», ajoute la télévision nationale qui ne précise pas le propos.

Than Shwe s?est engagé à engager un «dialogue direct» avec Aung San Suu Kyi si celle-ci «annonce publiquement qu?elle a renoncé à ces quatre points», poursuit la télévision.

<B>Condamnés pour avoir applaudi</B>

Symbole de la lutte pour la démocratie au Myanmar, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix en 1992, a passé douze des 18 dernières années en détention.

Elle approuve les sanctions internationales contre le pays même si beaucoup d?experts soutiennent qu?elles affectent davantage la population que les généraux au pouvoir.

Dans son journal du soir, la télévision nationale a également fourni un bilan des arrestations opérées lors de la répression des manifestations démocratiques.

Au total, 2 093 personnes ont été arrêtées et 692 d?entre elles jugées innocentes après leur interrogatoire ont été relâchées, a déclaré la télévision. Selon des habitants de Rangoun, les arrestations se sont poursuivies en fin de semaine.

Un proche de trois femmes libérées mercredi a raconté que les détenus interrogés avaient été classés en quatre catégories : ceux qui passaient par là, ceux qui regardaient, ceux qui applaudissaient et ceux qui s?étaient joints aux manifestations.

Un exilé birman en Thaïlande a déclaré que les personnes reconnues coupables d?avoir applaudi les protestataires écoperaient de deux à cinq ans de prison. Les leaders des manifestations risquent selon lui jusqu?à 20 ans d?emprisonnement.

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