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La grève à vote secret reste un écueil

21 février 2008, 00:00

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Le droit de grève a été au centre des discussions, mardi, lors d?une réunion entre les techniciens du ministère du Travail et des Relations industrielles et les syndicalistes.

Cette réunion avait pour but d?assurer un suivi des revendications des syndicalistes et les observations du Bureau international du travail (BIT) par rapport à l?Employment Relations Bill et l?Employment Rights Bill. Ces deux projets de loi remplaceront l?Industrial Relations Act et le Labour Act. Les syndicalistes ont insisté, hier, sur la nécessité de ne pas organiser une grève par le biais de bulletin secret.

Cette prérogative doit revenir, selon eux, aux comités exécutifs des syndicats qui, dans bon nombre de cas, décident d?organiser une grève de façon spontanée ou par vote à main levée.

<B>«Pas prêts à reculer»</B>

Interrogé, mardi, Radhakrishna Sadien, président de la State Employees Federation a déclaré que la question de décider de la légalité d?une grève par vote secret constitue «un macadam» dans les négociations avec le ministère. «Nous ne sommes pas prêts à reculer sur cette demande.» Le syndicaliste ajoute que la demande pour inclure le droit de grève dans la Constitution continue à faire débat au sein du comité, car la convention 87 du BIT n?oblige pas un gouvernement à l?inclure.

Pour Toolsyraj Benydin, président de la Fédération des syndicats du service civil, les discussions doivent se poursuivre. C?est d?ailleurs une des raisons pour lesquelles le ministère a fixé une nouvelle réunion le 1er mars.

Il a aussi déclaré au sein du comité que la question d?exclure les services essentiels dans les secteurs autorisés à organiser une grève n?est pas «raisonnable».

Il ajoute que les travailleurs non-syndiqués ne devraient pas participer à un vote pour décider de la légalité d?une grève. Selon la formule du ministère, une grève peut être autorisée si la majorité des employés votent en sa faveur. La formule de 50 %+1 est proposée.

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