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La France ne laissera pas tomber Ingrid Bétancourt

7 décembre 2007, 00:00

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Nicolas Sarkozy s?est adressé hier aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qui détiennent la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, et à leurs otages, par le biais de deux messages, l?un radiodiffusé, l?autre télédiffusé, a rapporté David Martinon, porte-parole de la présidence de la République.

S?adressant à Manuel Marulanda, le chef des FARC, Sarkozy déclare, «Je forme un rêve : celui de voir Ingrid au milieu des siens pour Noël. Je m?engage de mon côté à continuer à m?impliquer personnellement dans la recherche d?une solution humanitaire, pour la libération de tous les séquestrés. Au-delà, je m?engage à redoubler d?efforts, si cela est souhaité, pour contribuer à trouver une issue au conflit colombien», a promis le président français.

«La lettre si profondément émouvante et désespérée qu?elle a adressée à sa mère ne peut laisser personne indifférent. La flamme est en train de s?éteindre dans cette femme dont l?audace, dont le courage forcent l?admiration de ceux qui la connaissent. Où est donc passé son sourire ?», se demande-t-il. «Monsieur Marulanda, vous pouvez réaliser ce rêve, vous pouvez sauver cette femme, vous pouvez montrer au monde que les Farc comprennent les impératifs humanitaires. Monsieur Marulanda, vous portez une lourde responsabilité.»

Dans un second message, Sarkozy s?adresse directement aux otages détenus par les FARC. «Je m?adresse à vous qui êtes retenus en otages, je m?adresse à vous en mon nom personnel, mais surtout au nom des 62 millions de Français et, je crois pouvoir le dire, au nom de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté qui, partout dans le monde, à l?unisson, réclament votre liberté», explique-t-il. «Je me suis engagé pour vous. Je me suis engagé à vous arracher à un destin inhumain. Ceux qui vous détiennent font une erreur tragique. Ils s?égarent. Ils s?isolent. La communauté internationale est unanime à condamner leurs méthodes. Il est temps pour eux de le comprendre et de faire preuve d?initiative», déclare Sarkozy.

«La France ne vous oubliera pas», assure-t-il. «Elle ne vous oubliera jamais. En ce moment même la France recherche de nouveaux moyens pour vous rendre à la liberté, pour vous rendre aux vôtres et à la vie. L?urgence d?une solution est devenue encore plus évidente aux yeux de tous. J?aurai, avec la discrétion qui s?impose, tous les contacts nécessaires pour atteindre le seul objectif qui m?intéresse : votre liberté.»

«J?ai déjà eu de nombreux échanges personnels avec des dirigeants qui, à un titre ou à un autre, peuvent nous aider à avancer : en premier lieu, le Président Alvaro Uribe, avec lequel j?entretiens un dialogue suivi ; le président Chavez, que j?ai reçu à Paris ; le président des Etats-Unis, dont trois compatriotes figurent parmi vous. Je poursuivrai sans relâche cette action en m?assignant une obligation de résultat».

Enfin, s?adressant nommément à Betancourt, il dit : «Je veux vous dire, chère Ingrid, mon admiration pour votre dignité, pour votre courage dans une situation où des êtres plus faibles auraient perdu jusqu?à leur humanité (...) Ingrid, nous ne vous laisserons jamais tomber.»

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