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La FMM perd son président

30 juin 2007, 00:00

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La FMM perd son président

Le motocyclisme est orphelin. L?actuel président de la Fédération mauricienne de motocyclisme (FMM) quitte le pays aujourd?hui « pour de longues vacances » au Canada, en compagnie de son épouse et de ses deux enfants. En son absence, de durée indéterminée, c?est Valéry Murat, vice-président de la FMM, qui assurera la suppléance.

« Ma famille reste ma priorité », lance Gervais Antoine. « Je ne peux pas aimer la fédération plus que ma famille », souligne-t-il pour justifier son départ. « Je souhaite bonne chance au prochain comité. Je dis un au revoir après 17 ans que j?ai consacrés volontairement à la moto », ajoute-t-il.

Même s?il ne l?avoue pas, le discours de Gervais Antoine paraît comme un bilan d?un président qui quitte la fédération. « Sans prétention, je pense avoir contribué à la promotion du sport. Nous avons placé Maurice sur la carte africaine. Nous avons eu un long parcours et nous avons jeté les bases pour que la moto ait un bel avenir », soutient-il.

Il cite quelques réalisations du comité directeur dont il avait la présidence depuis 2001. Il avait été reconduit à la présidence en 2005. « Nous avons notre affiliation avec l?AMU (NdlR : African Motorcycle Union). Nous avons eu pas mal de frottements internationaux dans les compétitions en Afrique du Sud, la Réunion et Rodrigues. Les pilotes ont beaucoup appris de ces compétitions. Puis il y a les courses du championnat de vitesse et du championnat d?endurance. Qui plus est notre contrat d?objectif sera renouvelé avec le ministère de la Jeunesse et des Sports », laisse-t-il entendre. Selon lui, l?aménagement d?un circuit devient plus que nécessaire. « La moto est promis à un bel avenir mais il nous faut un circuit. Nous avons été suffisamment patient pendant dix années. Je pense que le stade Anjalay reste le meilleur endroit pour ce circuit », fait-il ressortir.

« Je ne garde aucune rancune »</B>

Durant son mandat, tout n?a pas été rose. Avant la fin du championnat de vitesse, la fédération était divisée en deux. « Il y a eu des accusations malveillantes. On m?a attaqué mais je ne garde aucune rancune. Mais l?intérêt du sport a primé. Je n?ai jamais fait campagne pour être président. D?ailleurs, si la majorité était contre moi, lors de la prochaine assemblée générale, j?aurais passé la main », avoue-t-il.

Gervais Antoine met l?accent sur le fait que même si c?est un travail de bénévole, il faut bien le faire. « Il faut penser aux licenciés. Il ne faut pas juste parler, il faut mettre la main à la pâte. Certains ont apprécié mon travail, d?autres non. Il y aura toujours des mécontents mais j?incite ces gens à faire mieux », lâche-t-il.

Le président de la FMM pense que pour que toute la famille du motocylclisme soit réunie, il faut « une table ronde avec les représentants de tous les clubs et régler tous les différends. Il ne faut pas penser à ses intérets personnels et faire une guerre d?idées, mais promouvoir le sport moto. »

Plus facile à dire qu?à faire. Gervais Antoine ne sera pas là pour voir l?évolution? ou la destruction ?

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