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La définition des Sids pose problème
Les négociations sur la déclaration finale de la Réunion des Nations unies sur les petits Etats insulaires en développement ou Small Islands Developing States (Sids) sont ardues. Hier soir, les négociateurs butaient sur un problème épineux, celui de la définition des Sids. Il existe un consensus, du moins de la part des petits Etats insulaires, pour qu?ils soient considérés comme un groupe par l?Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais les questions que posent certaines délégations sont : comment définir un petit Etat insulaire en développement ? Quels pays seront éligibles pour faire partie du groupe des Sids à l?OMC ? Quels pays pourront bénéficier d?un éventuel traitement spécial si jamais il était accordé ?
Ce débat s?est installé en filigrane des discussions au Centre de conférences de Pailles depuis le début de la semaine. Hier matin même, lors du débat de haut niveau, Jean Louis Schiltz, le représentant de l?Union européenne, a déclaré reconnaître la vulnérabilité des petits Etats insulaires. Mais il a vite ajouté qu?il existe des différences entre les îles ? comprenez des différences dans le niveau de développement.
Siv Jensen, président du comité des finances de la Norvège, faisait ressortir mercredi qu?à cause des différences dans le revenu par habitant des différentes îles, il est difficile de faire admettre que les Sids sont un groupe homogène. Conscient de ce problème de définition, le président des Seychelles, James Michel, a déclaré ce matin qu?un des obstacles majeurs aux discussions en cours à Pailles était un débat sans fin sur un problème qui relève beaucoup plus de ?la sémantique et la terminologie?. Il y a un consensus sur la vulnérabilité des Sids, évitons de créer de la confusion et de perdre du temps à cause d?un problème de rhétorique, a-t-il conseillé. Espérons qu?il sera entendu.
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