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La décision de l?ancien gouvernement renversée

31 août 2005, 00:00

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Le nouveau régime a renversé vendredi dernier , la décision de l?ancien gouvernement qui avait confié les plus grosses actions en juin dernier, soit quelques jours avant les élections générales à l?Assemblée régionale de Rodrigues (ARR) pour gérer la Rodrigues Educational Development Company (REDCO).

Le gouvernement a la ferme intention de conserver la majorité des actions dans le board qui dirigera cette instance. Le ministre de l?Education, Dharam Gokhoo, a laissé entendre que plusieurs propositions ont été soumises au board de REDCO avant de décider du nombre d?actions majoritaires. La REDCO gère actuellement cinq collèges dans l?île : ceux de Mont-Lubin, Le Chou, Maréchal, Grande Montagne et Citron-Donis. En juin dernier, l?ancien gouvernement avait transféré 51% de ses actions à REDCO, pour un montant de Rs 10 à ARR, 29 % au ministère de l?Education et 20 % à la State Investment Corporation (SIC).

Selon nos informations, les procédures sont déjà en cours pour que le transfert des certificats soit signé dans les meilleures conditions..

Dharam Gookhool, ministre de l?Education croit qu?il est important que le gouvernement central continue d?avoir un contrôle sur le système d? éducation à Rodrigues et cela après consultation avec les représentants des deux principaux partis politiques : l?Organisation du Peuple Rodriguais (OPR) et le Mouvement Rodriguais, les représentants syndicaux et d?autres parties concernées. ?Comme à Maurice, l?éducation demeure également notre priorité dans l?île Rodrigues?.

Comment réagirait le ministère de l?Education si jamais la partie rodriguaise était réticente à signer le certificat de transfert et si les élèves des établissements de REDCO organisent une manifestation pour exprimer leur colère contre la décision du gouvernement ? ?Nous allons tout faire pour convaincre nos partenaires que l?éducation demeure et demeura notre seule priorité?, dit le ministre Gokhool.

Benoît Jolicoeur, le président de la Federationof Parents-Teachers Associations (PTA) des écoles secondaires n?y va pas de main morte. Il critique la décision du gouvernement en ces termes. ?Je trouve que c?est dommage que le gouvernement central ait fait pencher la balance en faveur de quelques enseignants mauriciens qui ont fait leur lobby. Cette décision ne cadre pas avec l?esprit de l?autonomie et nous a fait reculer plusieurs pas en arrière?. Il dit regretter qu?il y ait trop d?ingérence politique dans cette instance .?Trop, c?est trop?, insiste-t-il .

Benoît Jolicoeur croit que cette compagnie privée doit être gérée par les Rodriguais qui connaissent et comprennent la réalité de l? île .

Pour soutenir ses dires ,il explique que malgré leur différences de vues en entre l?OPR et MR , ces deux Partis Politiques se rejoignent sur ce sujet.

REDCO (SUITE)

Les enseignants : ?pas de hijacking?

Les Mauriciens qui viennent travailler à Rodrigues sont toujours bien reçus. Ils sont bien considérés par leurs collègues et étudiants rodriguais. Les enseignants recrutés à Maurice signent un contrat d?une année renouvelable. Ils sont donc employés sur une base contractuelle et non sur une base permanante. Par contre, ils reçoivent des incitations pécuniaires alléchantes incluant 25 % de majoration sur leur salaire comme disturbance allowance, 25 % de leur salaire annuel comme gratuity à la fin de chaque année de service, en sus ils reçoivent mensuellement une allocation de loyer de Rs 1000 pour un célibataire et Rs 2000 pour un couple. Nous considérons cela comme tout à fait normal. D?ailleurs, les Rodriguais, employés de la REDCO qui travaillent à Maurice aussi touchent une majoration.

A titre d?exemple, pour un enseignant rodriguais touchant un salaire annuel de Rs 120 000, son collègue mauricien, ayant les mêmes qualifications et temps de service, lui reçoit au moins Rs 192 000 annuellement. Ce dernier reçoit également des billets d?avion une fois l?an, lui permettant ainsi que sa famille de retourner à Maurice.

En scrutant ces chiffres et ces privilèges, on comprendra pourquoi un enseignant mauricien qui aurait travaillé 15 ans à Rodrigues se sentirait menacé si son contrat était terminé pour faire de la place à un Rodriguais qui rentre chez lui après ses études universitaires.

Ainsi, nous ne comprenons pas pourquoi une personne qui travaille sous contrat doit craindre pour sa sécurité d?emploi ! Est-ce qu?elle n?a pas signé ce contrat pour une durée determinée ? Après l?expiration dudit contrat, l?employeur se réserve le droit de ne pas le renouveler. Mais, soyons raisonnables, peut-on penser qu?un conseil d?administration de la REDCO se trouvant à Rodrigues va agir à l?encontre de l?intérêt des enfants rodriguais? Est-ce que la REDCO va préférer mettre un terme au service des Mauriciens au détriment des élèves ? Cela nous amène à nous demander si ces gens qui n?arrivent même pas à réfléchir ont plus de compétence que nous !

Nous pensons donc que ?les craintes des enseignants pour leur sécurité d?emploi,? comme mentionné dans l?article n?est pas justifié. Pour nous, la question ne se pose même pas. Notre plus grande préoccupation c?est l?EDUCATION et la réussite de nos élèves, les bâtisseurs de demain.

C?est malheureux que cette poignée de détracteurs, ambitieux et sans scrupules, aient manipulés certains de leurs collègues professionnels et intègres pour exprimer leurs soi-disant craintes pour leur sécurité d?emploi, mais qui en fait cachent leurs craintes de perdre certaines faveurs...

La vérité, pure et simple,c?est que ces enseignants-là sont un groupe sont devenus permanents, et qui jouissent toujours de leur ?disturbance allowance? et de l?allocation de loyer. Ils craignent pluôt de perdre ces privilèges. Il faut également noter que certains d?entre eux sont déjà détenteurs d?un terrain à bail ou d?un terrain privé, une maison voire bungalow et vivent une vie tranquille avec leur famille.

A vous maintenant de juger, chers lecteurs, si c?est juste d?avoir, dans une même République, deux catégories d?enseignants permanents, travaillant dans une même institution.

Quelle audace de parler de ?hijacking? ! Quel manque de considération pour dénigrer ainsi un peuple en plein épanouissement ! Quelle accusation irréfléchie d?alléguer dans une lettre au Premier Ministre ?that there will be a lot of political machinations and interferences in educational landscape ?? Cela vient des gens qui dorment en paix dans une île Rodrigues où ils osent prétendre rencontrer de l?hostilité.

Nous soutenons donc que la REDCO doit rester sous l?Assemblée régionale de Rodrigues. Nous croyons en notre capacité à assurer la gestion efficace de cet organisme dans l?intérêt suprême de nos enfants.

Un groupe d?enseignants

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