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La deuxième chance
Quatorze licenciées de la zone-franche reprennent le chemin de l?Industrial Vocational Training Board (IVTB) de Surinam et de Pointe-Jérôme.
Le Trust Fund For The Integration of Vulnerable Groups (TFIVG) leur accordera un soutien financier pour payer leur cours, leur uniforme et leur transport. La majorité d?entre elles ont choisi le housekeeping et le bar pour se recycler.
Projet-pilote
?Nous sommes confiants que le recyclage va se faire sans trop de difficulté et qu?elles pourront trouver des emplois dans les hôtels?, dit Frédéric Augustin , un animateur du Trust Fund de la région sud.
Cinq des anciennes ouvriéres de la zone-Franche, habitant à Rivière-des-Anguilles, Tyack et Camp-Diable, vont se lancer dans un projet d?élevage de poussins. Elles bénéficient aussi du soutien du Trust Fund.
Ce projet lancé sur une base pilote pourrait éventuellement aider ces familles à trouver un moyen de subsistance. Mais avant d?en arriver là, ces familles doivent s?armer de patience. ? Nous allons faire le nécessaire pour les encadrer?, explique Frédéric.
Pour ce qui est des licenciées regroupés autour de ?Chemin du Sud Multipurpose? (CDSMP), une nouvelle société regroupant les licenciés dans la zone sud, elles vont mettre les bouchées doubles cette année pour atteindre leur objectif.
Bénéficiant du soutien du TFIVG, le CDSMP avait projeté d?occuper l?ancien bâtiment appartenant à la Mauritius Export Development Authority (MEDIA) situé à Surinam pour concrétiser leur projet
Elles ont émis ce souhait en novembre dernier lors d?une rencontre avec le personnel du TFIVG au centre de Jeunesse de Souillac. Cette nouvelle société a réuni ce jour-là 53 licenciées. Dans cet aréopage féminin, José Tom le seul élément masculin.
Parmi les projets, figurent le prêt-à porter, la confection de maquettes de bateaux, la culture hydroponique et la pâtisserie.
Ce projet a été mis en place après que des volontaires ont recueilli des données sur la situation des ex-employées du textile dans la région.
L?espoir
L?Association mauricienne des femmes chefs d?entreprises, organisme qui avait déjà entrepris une étude sur les licenciements de la zone franche apporte aussi son soutien à ce projet de recyclage.
De grosses entreprises comme la Compagnie Mauricienne de Textile (CMT) et Ciel Textile ont déjà montré leur intérêt et se disent prêtes à aider.
Celles qui ont choisi de se lancer dans la pâtisserie ou le prêt-à-porter profiteront de l?ouverture des nouveaux hôtels dans le Sud pour leur marketing.
CHACUN SA PIERRE
■ Le Trust Fund For The Integregation Groups, le International Fund for Agricultural Development (IFAD) et l?Association Mauricienne des Femmes Chefs D?enteprises et certains directeurs ne sont pas insensibles au sort des licenciées du textile. Chacun apporte sa pierre, à sa manière, pour redonner l?espoir à ces mères de famille.
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