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La crise politique se durcit
Le gouvernement srilankais estime ne plus pouvoir poursuivre le processus de paix avec les rebelles tamouls en raison de la crise qui l?oppose à la présidente, selon le responsable des négociations.
Le Premier ministre, Ranil Wickremesinghe, a souhaité que Mme Chandrika Kumaratunga prenne la responsabilité de la suite des opérations car son pouvoir a été diminué par la perte de ministères clés, a dit le chef des négociateurs gouvernementaux avec les Tigres de libération de l?eelam tamoul (LTTE), G. L. Peiris. Celle-ci a nié de son côté que les chances de la paix soient compromises par la crise mais a douté du sérieux de la proposition de règlement proposée il y a dix jours par la rebellion, affirmant qu?il prévoyait une partition du Sri Lanka.
?L?avis du gouvernement est que, parce que le Premier ministre ne contrôle pas tous les aspects du processus de paix, il ne peut plus le gérer?, a déclaré M. Peiris. M. Weckremesinghe a demandé aux principaux représentants de la communauté internationale engagés dans la réconciliation avec la rébellion ?d?explorer la possibilité que la présidente prenne elle-même le relais?, a-t-il ajouté. La présidente a engagé la semaine dernière une épreuve de force avec le gouvernement de cohabitation dirigé par son rival politique. Elle l?a accusé de faire trop de concessions aux rebelles et de la tenir à l?écart des efforts de règlement du conflit qui dure depuis trente ans et a fait plus de 60 000 morts.
Profitant qu?il se trouvait en visite aux Etats-Unis, elle a suspendu le parlement pour deux semaines et renvoyé les ministres de la défense, de l?intérieur et de l?information et a repris elle-même leurs portefeuilles.
M. Peiris a ajouté qu?à moins que le gouvernement ne retrouve les ministères perdus, il ne pouvait plus constituer ?une force motrice?. ?Le gouvernement pense qu?il n?est pas possible de gérer le processus de paix à moins qu?une seule personne en ait la responsabilité?, a-t-il poursuivi.
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