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La confection propulse une forte reprise dans la zone franche
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La confection propulse une forte reprise dans la zone franche
Le secteur manufacturier d?exportation renoue solidement avec la croissance. Les exportations pour les six premiers mois de l?année se chiffrent à Rs 18,5 milliards, soit 19,5 % de plus comparé à la même période en 2006. Le retour en force de l?habillement en est la cause principale. Le Bureau central des statistiques (BCS) a publié les derniers chiffres sur l?export processing zone (EPZ) hier.
La fabrication de vêtements, principal segment de la zone franche, a généré Rs 2,3 milliards de plus (Rs 12,2 milliards pour le premier semestre de 2007 contre Rs 9,8 milliards l?an dernier). Cette progression confirme que l?industrie montre de meilleures dispositions pour faire face à la concurrence mondiale en particulier celle venant de la Chine, du Pakistan et d?autres pays asiatiques où les coûts de production sont bien inférieurs à ceux de Maurice.
Ce regain d?activité rejaillit sur l?emploi. Les compressions de personnel qui ont marqué le secteur entre 2000 et 2005 se sont considérablement ralenties. Il y a même des créations nettes de jobs. Ainsi, le wearing apparel a ajouté en net, à la fin de juin, 1 152 nouveaux postes comparé à pareille époque l?année dernière. Le textile-habillement compte à ce jour quelque 49 400 employés.
L?activité pullovers, la plus vulnérable à la libéralisation du marché, continue néanmoins à perdre de la main-d??uvre avec une suppression nette d?un millier de jobs.
Même si l?emploi repart, il y a eu des fermetures d?usine. Cinq entreprises de vêtements ont fermé boutique entre le premier et le deuxième trimestre de l?année.
<B>Bonne performance pour le ?seafood? </B>
La zone franche emploie 66 500 personnes (84 % de la main-d??uvre est engagée dans l?habillement), dont 17 000 expatriés. Le secteur compte 401 entreprises, dont 175 dans l?habillement.
Outre l?habillement, le secteur du seafood est plein d?énergie. Cette activité a généré Rs 3,6 milliards durant les six premiers mois de l?année, soit une progression de 14,1 % sur le premier semestre de 2006. Une performance qui aurait pu être meilleure sans les nombreuses difficultés rencontrées par les opérateurs pour exporter leurs marchandises en Europe.
En effet, certaines normes phytosanitaires imposées par l?Union européenne sur le poisson et produits annexes font obstacle à l?émergence de nouvelles entreprises dans le secteur. Une pénurie de bras entrave aussi le développement de cette industrie.
L?Angleterre, la France et les Etats-Unis sont les principaux marchés de l?EPZ. Cette dernière achemine deux tiers des produits vers ces pays. Le marché anglais a progressé par 25 % (Rs 1,3 milliard de plus) entre janvier et juin 2007. Les marchandises expédiées vers la France ont augmenté de 7,5 % (Rs 228 millions de plus) et vers les Etats-Unis par 10 % (Rs 203 millions de plus).
Madagascar est le plus gros marché de la zone franche dans la région. Ce pays a acheté pour Rs 764 millions de produits (contre Rs 502 millions en janvier). Le marché sud-africain, qui suit en deuxième position, est en forte progression. Les exportations vers ce pays ont enregistré une hausse de 40 % (Rs 484 millions à Rs Rs 677 millions).
Si les exportations ont beaucoup progressé en termes de volume, il faut aussi tenir compte d?un effet notable du taux de change de la monnaie sur l?activité de la zone franche. La dépréciation de la roupie, surtout durant la deuxième moitié de l?année, a apporté un ballon d?oxygène aux exportations mauriciennes.
L?EPZ a importé des matières premières pour une valeur de Rs 8,8 milliards durant la première moitié de l?année, soit Rs 934 millions de plus qu?en janvier-juin 2006. La valeur des équipements importés est, elle, restée plus ou moins inchangée à Rs 1,1 milliard.
C?est la dernière fois que le BCS publie les chiffres sur la zone franche. Dorénavant, les statistiques de l?EPZ et celles du secteur manufacturier hors EPZ seront intégrées, conformément aux dispositions du Finance Act 2006 qui préconisent l?élimination des barrières. Le BCS avait cependant maintenu l?ancienne classification pendant une période transitoire, arrivée à terme avec la publication de ce dernier bulletin.
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