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La Commission Justice et Vérité recommande la création d’un ‘Land Observatory Committee’

22 août 2011, 20:00

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La Commission Justice et Vérité recommande la création d’un ‘Land Observatory Committee’

La Commission Justice et Vérité se donne encore deux mois pour finaliser les recommandations qu’elle soumettra dans son rapport au président de la République. L’une d’entre elles a été abordée ce matin au siège en présence du ministre des Terres et du Logement, Abu Kasenally.

La Commission Justice et Vérité souhaiterait voir l’institution d’un Land Observatory Commitee. Après avoir étudié quelques 300 cas concernant les terrains, elle a proposé la création de ce comité au ministre des Terres et du Logement, Abu Kasenally, ainsi qu’aux officiers de son ministère.

Ces derniers étaient les invités de la Commission ce mardi 23 août pour apporter des précisions sur le projet Land Administration, Valuation and Information Management Systems (LAVIMS). Ainsi, Abu Kasenally a expliqué que ce système qui sera opérationnel, mettra fin aux vols et arnaques de terrains, car chaque lopin de terres aura un Parcel Identification Number (PIN). Ceci permettra de contrôler toutes les transactions, comme la vente, l’achat et l’évaluation des terres.

Le LAVIMS est une base de données numérique (Digital Cadastral Database), comportant une carte numérique de tous les lopins de terres. Ce projet a démarré en janvier 2009 et devra être complété en septembre prochain. A une question de la presse, le ministre des Terres a indiqué que la Commission a abattu un travail de fourmi pendant ces deux ans et demi.

« Il faut au moins trouver une partie de la vérité concernant la perte des terrains acquis par les esclaves et travailleurs étrangers avec beaucoup de difficultés, comme dit l’anglais ‘through blood, tear and sweat’ », a-t-il dit.

Vijaya Teelock, la vice-présidente de la Commission Justice et Vérité, a souligné que le LAVIMS travaille en collaboration avec le Registrar General et qu’il serait souhaitable d’inclure les actes de notarié qui se trouvent aux archives. « Mais les officiers ont soutenu que l’ébauche pour le LAVIMS fait provision pour l’inclure dans le futur », a-t-elle expliqué.


Quant à Jacques David, commissaire, il avance que cette exercice d’explication a permis à la Commission de mieux comprendre les différents objectifs que vise le LAVIMS. « Ce projet abonde dans le même sens que la Commission, sauf qu’on aurait souhaité voir un système complet qui permet aux gens de pouvoir retracer l’histoire de leurs terres dans un lieu précis », a-t-il déclaré.

En attendant, les commissaires se concertent et révisent les recommandations traitant des autres cas déposés à la Commission,  notamment, l’éducation, le social, la santé entre autres. Toujours selon Jacques David, ils se donnent encore deux mois pour finaliser le rapport qu’ils soumettront au Président de la République. « Il faut être à 100% sûr de toutes les informations que nous avons regroupées ces deux dernières années », a-t-il soutenu.

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