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La chute de cheveux : Une ?coiffure? unisexe

20 juillet 2007, 00:00

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La chute de cheveux : Une ?coiffure? unisexe

Ils vous agacent, vous inquiètent même, ces cheveux que vous retrouvez constamment sur vos vêtements, ou que vous enlevez par poignée lorsque vous vous faites un shampooing ? Vous pensiez que cela n?arrivait qu?aux hommes ? Eh bien non mesdames. Même si le problème est effectivement plus fréquent chez ces messieurs, il ne vous épargne pas. Il est toutefois à souligner qu?il est inutile de s?alarmer systématiquement. La chute de cheveux est fondamentalement, normale. A quelques exceptions près...

?La pousse du cheveu se divise en deux stades successifs, influencée par des phénomènes de saisonnalité. La phase appelée anagène dure en moyenne quatre ans. Elle est suivie de la phase dite télogène qui dure, elle, en moyenne quatre mois. Durant la première phase, 90 % des follicules pilaires sont en croissance, tandis que 10 % sont au repos ou en chute. Ce qui fait que perdre 50 à 75 cheveux en moyenne par jour est normal?, explique le Dr Gunesh, dermatologue.

Il peut toutefois arriver que l?on perde plus de cheveux. Un phénomène qui reste normal si tant est qu?il ne dure pas plus de six mois. Le cas échéant, il devient préoccupant. ?Une accélération de chute de cheveux dépassant 100 cheveux par jour peut arriver pendant la phase télogène, qui peut durer quatre à six mois, après quoi, tout retourne à la normale. Si la chute devient plus sévère et prolongée, on parle alors d?alopécie?, poursuit notre interlocuteur.

?Chez la femme, la calvitie est effectivement moins fréquente. C?est de bonne guerre, direz-vous, étant donné que l?homme a encore l?option de la ?boule à zéro?.?

Lorsqu?il s?agit d?alopécie, il devient nécessaire de consulter. Le médecin sera à même de vous expliquer de quel type d?alopécie vous souffrez. Il y a en effet une distinction à faire entre les alopécies diffuses aiguës ou chroniques et les alopécies circonscrites qui sont pathologiques comme la pelade (NdlR : cette maladie fait tomber les cheveux par plaques) ou la teigne (infestation du cuir chevelu par des champignons) etc., explique le Dr Gunesh.

L?alopécie androgéno-génétique ou séborrhéique touche avec prédilection les hommes mais n?épargne pas les femmes. Chez l?homme, elle se développe à partir de 20 ans, éclaircissant la chevelure jusqu?à 50 ans, quand elle se stabilise. Chez la femme, possiblement sous l?effet de l?hormone oestrogène, l?évolution est progressive mais la diminution nettement moins sévère. ?Chez la femme, la calvitie est effectivement moins fréquente. C?est de bonne guerre, direz-vous, étant donné que l?homme a encore l?option de la ?boule à zéro?, qui devient même tendance...

Lorsqu?il y a alopécie chez la femme, le problème est dû principalement à l?hypersécrétion d?androgènes, qui est liée aux facteurs génétiques, fait ressortir le Dr Gunesh. ?Néanmoins, dans les cas d?alopécie sévère, il faut chercher d?autres causes comme les kystes ou tumeurs ovariennes, l?hyperplasie ou tumeurs des glandes rénales et le syndrome de Cushing par exemple.? L?alopécie survient aussi souvent chez la femme dans les trois mois suivant l?accouchement.

D?autres causes possibles chez l?homme comme chez la femme ? outre la génétique et l?hérédité qui jouent un rôle déterminant ? sont : une fièvre ou une infection sévère, les maladies chroniques graves, comme le cancer ou le lupus. L?alopécie peut aussi arriver à la suite d?interventions chirurgicales majeures, dans le cas d?hypothyrodisme (insuffisance ou absence de la sécrétion thyroïdienne) ou d?un régime alimentaire frisant la famine qui peuvent mener aux carences et aux chutes graves de cheveux.

Une alimentation saine avec peu de sucres et de graisses et plus de crudités est préférable. Il est aussi conseillé d?éviter le stress, de faire des exercices régulièrement et de s?accorder sept à huit heures de sommeil.

Pour ce qui est du traitement, l?automédication est à déconseiller car tout médicament ou produit antichute peut potentiellement causer une allergie. D?où la nécessité d?en prendre sur avis d?un médecin. Le dermatologue souligne, du reste, qu??il existe des médicaments très efficaces mais quelque fois avec des effets secondaires graves?.

Quoi qu?il en soit, la calvitie n?est pas une fatalité étant donné le progrès réalisé à la fois sur le plan médical et chirurgical. ?Des techniques chirurgicales visant à éliminer des régions d?alopécie cicatricielle après blessures et brûlures notamment en reconstituant un flap donnent des résultats satisfaisants. Néanmoins, la transplantation de cheveux chez l?homme, et plus rarement chez la femme, est la pratique la plus courante. Mais elle est coûteuse...?

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