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La Chine, un partenaire économique incontournable
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La Chine, un partenaire économique incontournable
L?amélioration des travaux d?infrastructures dans le port, l?agrandissement du terminal de Plaisance, le port franc, le seafood hub, l?aquaculture, la participation des Chinois dans le secteur financier et le traitement des eaux usées seront parmi les dossiers qui seront abordés entre les délégations mauricienne et chinoise lors de la visite du Premier ministre, Navin Ramgoolam en Chine.
Les travaux d?agrandissement du terminal de Plaisance devraient en principe être financés par la Chine en majeure partie. Un protocole d?accord a été signé récemment entre Aéroports de Paris (ADP) et une entreprise chinoise pour la réalisation de ces travaux. Une délégation d?ADP est attendue la semaine prochaine pour des discussions concernant l?étude de faisabilité du projet.
Des compagnies chinoises ont été, entre autres, ces dernières années engagées dans la construction de la station de traitement des eaux usées à Montagne Jacquot (Pointe-aux-Sables) et la South Eastern Highway (route qui reliera Plaine Magnien à Belle-Rive).
Lors de la tenue de la septième commission mixte Chine-Maurice en mai, outre le tout-à-l?égout, des projets concernant la construction d?un pont à Port-Louis pour décongestionner la capitale, la surveillance des lieux publics au moyen de caméras pour assurer la sécurité publique, et la création d?un village touristique ont été évoqués. L?amélioration du réseau routier, la construction du barrage de Bagatelle, et le nouveau port de pêche à Bain-des-Dames, figuraient parmi les dossiers abordés. Il est fort probable que certains de ces dossiers seront également soulevés lors de cette visite.
Maurice a déjà obtenu une aide d?environ Rs 1,5 milliard de la Chine pour le secteur du traitement des eaux usées des Plaines-Wilhems. Mais avec la hausse des matières de construction, ciment, fer et de la main-d??uvre, la somme ne suffit plus. Une proposition d?aide supplémentaire très importante a été faite auprès de la partie chinoise.
Il sera aussi question lors de cette visite des discussions autour d?une proposition mauricienne pour une aide financière globale s?échelonnant sur cinq ans pour la période de transition économique.
De nombreuses délégations d?hommes d?affaires chinois se sont succédées depuis le début de l?année pour explorer les possibilités d?investir à Maurice ou de conclure des partenariats.
<B>Place à Une quarantaine d?entreprises chinoises </B>
Un des projets les plus importants qui sera abordé, est celui du groupe Tianli à Riche-Terre. Ce groupe investira dans des infrastructures, eau, électricité et routes, entre autres, pour qu?une quarantaine d?entreprises chinoises puissent s?y installer. Chaque entreprise se chargera de la construction de son usine. L?investissement dans cette zone est estimé à Rs 17 milliards.
Ce groupe chinois a déjà une filature, la Tianli Spinning (Mauritius) Ltd à Belle-Rive, opérationnelle depuis 2003, et où des investissements d?environ Rs 2,5 milliards ont déjà été effectués.
Une dizaine de sociétés chinoises, dont Panda, ont déjà confirmé leur implantation dans la zone de Riche-Terre. Panda sera engagée dans la fabrication de bonbons, de boissons non-alcoolisées et d?autres denrées alimentaires. Il y a eu aussi des délégations du groupe Luo Fu De Ltd dans une usine de recyclage de papier. L?investissement est estimé à Rs 200 millions.
Le géant chinois des télécommunications, Huawei Technologies, a continué son expansion à Maurice. Elle a transféré d?Afrique du Sud à Maurice sa Tender Business Unit, qui traite toutes les questions d?appels d?offres pour la région d?Afrique sub-saharienne. Ce transfert intervient un an après que Maurice se soit devenue le centre régional de la compagnie chinoise pour ses opérations financières dans la région sub-saharienne d?Afrique. Le chiffre d?affaires traité par ce géant chinois en 2006 s?élèverait à près de Rs 50 milliards. Car plus d?un millier d?appels d?offres sortent chaque année dans la région d?Afrique sub-saharienne pour le développement du secteur des télécommunications, en particulier l?achat des équipements
<B>Alain Barbé</B>
<B>Chine, République populaire </B>
Plus d?un milliard de Chinois. Si c?est pas populaire ça. Imaginez : tous ces regards à croiser. De quoi dépasser les clichés, sortir des lieux communs. De la Grande Muraille, de la cité interdite et des festins de canard laqué.
La Chine, c?est beaucoup plus. Un pays que l?on ne résume pas. Tellement divers et varié. Une terre de contraste, où l?on peut, dans un village de Lanzhou, province du centre, voisine du désert de Gobi, être à la fois connecté à l?Internet et ne pas avoir l?eau courante. La Chine urbaine impressionne tout autant par ses hordes de bicyclettes roulant à l?ombre des gratte-ciel. Mais commençons par Beijing, la capitale embrumée. A six heures du matin comme à midi, c?est une sorte de brouillard qui enveloppe cette ville grouillante. Au petit déjeuner, les estomacs habitués aux céréales avec du lait auront peut-être du mal avec les nouilles et les légumes sautés. Dans ce cas, privilégiez un hôtel «international». Même si une réceptionniste risque d?avoir un blanc au téléphone quand vous lui dites que vous voulez appeler «Mauritius». Avant de se reprendre et de vous demander d?épeler le nom du pays?quand elle ne vous demande pas si vous voulez dire «Malaysia». Dans la rue, demander son chemin est une entreprise qui peut se révéler hasardeuse. Ne comptez pas sur l?anglais, il risque de n?être d?aucun secours. Pour s?en sortir, une solution : avoir sur soi écrit en chinois, le nom de son hôtel ou de l?endroit où l?on veut aller. Se balader, faire du shopping en Chine (nous n?avons vu qu?une partie de Beijing, de Lanzhou et de Shanghai) c?est entrer dans un monde où la communication la plus efficace est celle de la calculatrice. Le shopping peut devenir une expérience particulièrement gratifiante?à condition de manier à la perfection ce petit outil. Règle des bonnes affaires : toujours marchander.
<B>A.G.-H. </B>
Questions à?
<B>Ah Kin Ip Kwok Sheung, Président de la Chinese Business Chamber</B>
<B>Depuis quand la Chinese Business Chamber existe et combien de membres regroupe-t-elle ? </B>
Elle a été créée il y a neuf ans et rassemble environ 300 membres. Nous rassemblons des hommes d?affaires sino-mauriciens ainsi que des businessmen chinois qui sont à Maurice.
<B>Quel est l?objectif de votre organisation ? </B>
Notre objectif est de promouvoir l?interaction entre nos membres, de trouver de nouveaux créneaux et d?établir de nouveaux contacts. Nous sommes la première organisation à Maurice qui est en contact permanent avec des organismes en Chine pour les hommes d?affaires, notamment à Pékin, à Shanghai et à Guang Zhou.
Toutes les délégations qui viennent de Chine viennent nous rencontrer, et nous avons un très bon contact avec l?ambassade de Chine à Maurice.
<B>Organisez-vous des rencontres entre hommes d?affaires chinois et sino-mauriciens ? </B>
Oui. Depuis le début de l?année, nous avons reçu deux délégations de Chine, une de Shanghai et une de Guang Zhou. Les hommes d?affaires chinois rencontrent ainsi nos membres. Ce qui permet des joint ventures. Certains de nos membres ont même ouvert des bureaux en Chine.
<B> Avez-vous exclusivement des activités business ? </B>
Oui, purement business. Nous ne faisons pas d?activité culturelle mais nous avons des liens au niveau diplomatique. Quand des hommes d?affaires chinois viennent à Maurice pour moins de 15 jours, ils n?ont pas besoin d?un visa d?entrée. Il faut cependant leur envoyer une invitation pour qu?ils puissent sortir de Chine. C?est à ce niveau que nous intervenons.
<B>Participez-vous dans la délégation des secteurs public-privé qui va en Chine ce week-end ? </B>
Non. Il doit y avoir une confusion. Nous n?avons pas été invités. La Chinese Business Chamber n?est pas la même chose que la Chambre de commerce chinoise. Nous rassemblons les professionnels de la communauté chinoise à Maurice.
<B>S.S. </B>
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