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La Cargo Handling Corporation vend ses réserves et investit dans les équipements
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La Cargo Handling Corporation vend ses réserves et investit dans les équipements
La vente des quelques milliers d’actions de la State Bank  of Mauritius détenus par la Cargo Handling Corporation a  suscité des interrogations dans les milieux portuaires. La  direction de la corporation répond qu’il est préférable de  faire des investissements directs pour assurer l’avenir.
Ainsi, vers la fin de l’année dernière, la CHC a revendu  toutes les actions qu’elle détenait à la State Bank of  Mauritius (SBM) pour un montant de Rs 50 millions. Cette  initiative a soulevé quelques interrogations dans divers  milieux, dont celui des syndicats.
Toutefois, à la CHC, on explique que cette vente d’actions  a été effectuée en toute transparence après décision du  conseil d’administration. Elle s’inscrit dans le droit fil  de la stratégie de la CHC d’investir exclusivement dans  les équipements portuaires.
La vente des titres de la SBM détenus par la CHC permet à  la corporation de mobiliser des moyens pour financer son  programme d’investissement. La corporation portuaire a investi Rs 1,7 milliard dans le  matériel. La CHC a puisé plus de Rs 300 millions de ses  fonds propres et a contracté des emprunts auprès des  différentes institutions financières locales et
internationales à cet effet.
Le service de la dette qui s’est élevé à Rs 180 millions  en 2009 a eu un impact considérable sur le cash flow de la  corporation. La profitabilité a également été affectée. Pour l’année financière 2008/09, le résultat  d’exploitation était bénéficiaire de Rs 39 millions.
Toutefois après imputation des charges financières et des  pertes de changes qui s’élèvent à Rs 62 millions, les  résultats avant impôt montrent un déficit de Rs 196  millions. Il est à noter que l’année dernière le trafic  captif a connu une baisse de 11%.
Des sources autorisées à la CHC indiquent que ces  investissements conséquents ont permis des gains  considérables en productivité. « A ce jour, le temps  d’attente d’un navire est de deux heures. Dans d’autres  ports, ce délai est en moyenne de huit heures », explique  un responsable de la CHC.
« Port-Louis est le port le plus compétitif de la région  du Sud Ouest l’océan Indien » déclare un autre officiel de  la CHC. Il prévoit une amélioration de la situation  financière de la corporation en 2010 et assure que  l’entreprise réalisera des profits cette année.  Cela en  raison de la révision à la hausse des tarifs. Certains  n’avaient pas été majorés depuis 1979.
A la CHC, on assure que ces décisions relèvent d’une  stratégie pour assurer à la corporation portuaire une plus  grande compétitivité et une profitabilité plus conséquente  à l’avenir. Les responsables veulent augmenter le volume  de cargo manutentionné dans le port. A ce jour, 400 000  conteneurs passent par Port-Louis, chaque année. Ce volume  est reparti à part égale entre le trafic direct et le  transbordement. « Nous souhaitons à la CHC porter le  nombre de conteneurs passant par Port-Louis à 2 millions  chaque année. C’est surtout le transbordement qui nous  permettra de réaliser cet objectif », déclare un cadre de  la corporation.
C’est dans cette perspective que s’inscrit la recherche  d’un partenaire stratégique, comme recommandé par la  Banque Mondiale depuis plus de 10 ans. Quatre sociétés ont  manifesté un intérêt pour un partenariat stratégique avec  la CHC. Elles sont trois représentants de ligne maritimes  : Maerks, Mediterranean Shipping Company (MSC), Compagnie  Maritime d''''Affrètement-Compagnie Générale Maritime  (CMA-CGM) et l’opérateur International Container Terminal  Services Inc.(ITCSI). Ce dernier gère le port de Tamatave  à Madagascar  depuis quelques années.
L’éventualité d’un partenariat stratégique suscite des  inquiétudes, notamment dans les milieux syndicaux. Cela en  raison des pertes d’emplois ou de révisions des conditions  de travail qui s’ensuivraient.
A la direction de la CHC, on répond qu’un partenariat  stratégique est une nécessité pour assurer un partage de  risques et pour obtenir un plus grand rayonnement en ce  qui concerne le transbordement. « Jusqu’ici nous faisons  le transbordement pour les pays de la région et  l’Australie. Si nous voulons dépasser ce cadre et aller  plus loin vers l’Est d’Afrique et même l’Amérique latine,  un partenariat stratégique est nécessaire », affirme une  voix autorisée à la CHC.
De toutes les façons, la question d’un partenaire  stratégique a été mise au frigo pour le moment. Toutefois,  elle reviendra, sans aucun doute, sur le tapis après les  élections générales prévues cette année.
 
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