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La campagne des primaires a déjà commencé

23 mars 2006, 00:00

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Ils étaient 22 prétendants, ils ne sont que 14 candidats à pouvoir participer à l’élection primaire du 16 avril. La Cour constitutionnelle qui n’avait enregistré que 14 dossiers samedi à minuit, l’heure de la clôture des dépôts des candidatures, a rendu dimanche son arrêt confirmant l’ensemble des candidatures. Le cas de Halidi Charif, dont l’issue posait problème du fait des poursuites judiciaires dont il fait l’objet sur l’affaire dite de Khartoum qui avait fait couler beaucoup d’encre est retenu par le Cour.

On ne connaît pas les raisons de la défection des autres candidats comme Mohamed Abdou Madi qui a bravé l’interdit qui le frappait pour se rendre dans son île avec la ferme intention de se presenter à ce scrutin avec ou sans l’aval de son parti, la CRC du président Azali.

L’élection primaire est donc entrée lundi dans sa phase active avec le coup de la campagne course pour les primaires du 16 avril comptant pour la présidentielle comorienne. Les candidats dont certains se trouvent encore à Moroni se préparent à investir le terrain. La chute du nombre des candidats ne modifie pas la configuration de ce scrutin qui s’annonce serré.

L’alliance de cinq partis politiques dont la CRC qui n’a pas réussi à se trouver un candidat sous sa bannière, autour du candidat Ibrahim Halidi bouleverse cependant les pronostics qui alimentent les rues anjouanaiaise. L’on s’achemine donc vers une rude bataille entre cette coalition et les candidats tenaient depuis plusieurs jours le haut du pavé. A savoir, Ahmed Abdallah Sambi, Caambi El Yachroutui, Nourdine Midiladj et Saïd Ali Yousssouf, le doyen de la liste. Le benjamin de ces primaires, Abdourahmane Mohamed Ben Ali qui fait son entrée en politique avec cette présidentielle a 42 ans.

<B>Le déploiement des forces de sécurisation a débuté</B>

■ Annoncé jeudi dernier par le chef du bureau de liaison de l’Union africaine aux Comores, le déploiement des observateurs militaires a débuté le lendemain, soit le vendredi 17 mars. Un premier contingent de 60 soldats est arrivé dans l’après-midi, suivi d’un deuxième dans la soirée du même jour. Au total 120 soldats sur les 462 de la MUAC, la mission de l’Union africaine pour la sécurisation de l’élection présidentielle comorienne ont déjà pris position aux alentours de la petite aéroport de Moroni, qui prend progressivement les allures d’un vaste camp militaire.

Des tentes sont dressées sur la terrasse du grand bâtiment pendant que des équipes aménagent les bureaux qui n’ont pas été utilisés depuis plus de dix ans. Sur la piste, des mécanos terminent le montage d’un hélicoptère qui assurera le déplacement des troupes entre les îles. Pendant ce temps, des appareils de l’armée sud-africaine qui a fourni plus de 60 % des effectifs de la MUAC, balaient le ciel comorien et déposent à l’aéroport de Hahaya le matériel roulant et les autres équipements necessaries à la mission confiée à ces troupes de la MUAC.

Outre les Sud-Africains, on parle d’une cinquantaine de Malgaches et de Mozambicains dont on ne connaît pas encore le chiffre exact. Les habitants qui voient passer l’hélicoptère sur leur tête et les 4X4 blanche sur les routes réalisent à peine ce qu’il se passe et parle déjà d’une “armada”.

Pour un pays don’t l’armée ne dépasse pas 600 hommes, voir débarquer 462 soldats étrangers est effectivement impressionnant.

Il n’y a aucun relation entre ces troupes et celles de l’armée comorienne, a confirmé un officier des forces comoriennes. “C’est nous qui avons voulu que ce soit ainsi pour éviter toute ambiguïté” a indiqué le colonel Soilih, Chef d’état major de l’armée nationale de développement.

Cette autonomie d’opération de la MUAC est l’une des condition du déploiement de cette force de sécurisation. Au cours d’une récente conference de presse, le chef du bureau de l’Union africaine,

Mourad Taiati avait indiqué que le principe du “casernement” des forces comoriennes avait été acceptée par toutes les parties.

Autrement dit, les forces comoriennes ne mettront pas le nez dehors durant tout le processus électoral. Aucun déploiement n’a encore été entrepris sur Anjouan, où va être positionné le gros des troupes en vue de la campagne des primaires qui a déjà débuté. Placé sous mandat de l’Union africaine, la MUAC a pour mission “de créer un climat de confiance d’observer et surtout de sécuriser l’évolution du processus électoral”a indiqué Mourad Taiati. Un mandat qui devrait se prolonger jusqu’à l’investiture du nouveau président de l’Union des Comores.

<B>Le Canal</B>

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