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La bourse de maurice pique du nez
Rien ne semble les arrêter : les investisseurs étrangers font maintenant partie des plus gros vendeurs. Les indices pourraient atteindre le plancher abyssal de l?année pour la seconde fois en l?espace de 14 jours si cette tendance à la baisse se poursuit. A la clôture de la Stock Exchange of Mauritius (SEM), hier, à l?instar des marchés boursiers internationaux où la débâcle s?est installée, le SEMDEX était à 1382,63, le SEMTRI à 3743,98 et le SEM 7 marquait 325,28.
L?on reconnaît, dans les milieux des courtiers et de la Bourse, que l?on n?est vraiment pas loin des chiffres du 10 octobre, où les trois indices ont clôturé à leur plus bas niveau de 2008 (respectivement 1349,10, 3635,17 et 316,16). L?émoi avait alors été si grand et le tumulte allait perdurer si des fonds, en l?occurrence les Rs 39 millions du National Pension Fund, n?avaient pas sauvé la situation et aidé les cours des actions à renouer (pour un moment) avec la croissance.
Même si les journées de baisse sont courantes, jamais l?on a assisté, de mémoire de courtiers en Bourse, à cette envolée des ordres de vente venant des investisseurs étrangers. Ces derniers ont commencé à perdre toute illusion quant à une performance «honorable» du secteur touristique.
Le secteur du global business, lui non plus, ne semble pas leur inspirer confiance. Quant au secteur textile, qui battait déjà de l?aile avant même la crise financière internationale, il ne lui reste plus grand-chose pour séduire.
Les investisseurs sortent de plus en plus du marché, vendant dans le but de satisfaire des besoins en liquidité, avons-nous appris. Leur attitude, sur laquelle les bonnes performances (ou les promesses de bonnes performances) des institutions cotées à la SEM n?exercent plus beaucoup d?influence, fait dire que le malaise économique entre dans une toute nouvelle phase. Celle où le départ des investisseurs étrangers de la Bourse pourrait ébranler les économies des pays émergents.
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