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La bonne gouvernance pour attirer l?investissement
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La bonne gouvernance pour attirer l?investissement
Le Regional Integration Facilitation Forum (RIFF) s?est livré à un exercice d?autoévaluation à la fin de la semaine dernière. Le RIFF, qui est le successeur de l?initiative transfrontalière, a pour objectif de renforcer le processus d?intégration régionale à travers le commerce, l?investissement et le système de paiements. Quatorze pays y participent.
Lors de la cérémonie d?ouverture, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Anil Gayan, a demandé aux pays membres du RIFF de se pencher plus particulièrement sur la question de l?investissement.
Il a invité la cinquantaine de délégués présents à analyser les flux d?investissements dans chaque pays et à compiler des informations sur des changements de politique concernant l?investissement. Il s?agit aussi de comparer la performance de la région par rapport aux autres dans ce domaine et d?analyser les facteurs qui affectent la compétitivité des pays de manière à attirer des investissements.
Pour Anil Gayan qui est le président du RIFF, les investisseurs ne s?intéresseront à l?Afrique que si le continent peut offrir la paix, la stabilité, la bonne gouvernance, l?absence de corruption, et surtout un Etat de droit et un système légal prévisible. Et si l?Afrique est à la traîne sur ces points, ce n?est pas parce qu?elle ne veut pas y remédier mais plutôt parce qu?elle a d?autres problèmes urgents à résoudre, notamment la pauvreté, la malaria, le sida, le manque d?infrastructures, l?endettement, la guerre et la chute des prix des commodités, note le ministre. Pourtant, il faudra bien mettre un terme à ce cercle vicieux de pauvreté, et ce, en adoptant les pratiques de bonne gouvernance, ajoute-t-il.
La surveillance et le contrôle entre les pays d?Afrique étaient un des thèmes au menu de la réunion du RIFF. Certains pays peuvent percevoir cela comme une intrusion dans leur souveraineté nationale.
Ce n?est pas la bonne manière de penser, estime Anil Gayan. La globalisation est sans pitié et ne tolère pas les faiblesses. ?Nous n?avons d?autres alternatives que de jouer selon les règles des temps modernes. Ce sera difficile et pénible dans le court terme pour la plupart, sinon tous nos pays. Mais ne pas suivre cette voie n?est plus une option?, déclare le ministre.
Le RIFF, qui est parrainé par le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l?Union européenne, est en opération depuis trois ans. La réunion du groupe technique de travail qui s?est tenue à Maurice avait pour but de faire le bilan des réalisations du RIFF et de donner une orientation pour le futur, d?autant plus que le financement de l?UE s?épuise en décembre de cette année.
La réflexion a été menée sur la base d?une étude réalisée par un cabinet de consultants. L?étude comprend des recommandations sur l?orientation future de l?initiative. Les principaux objectifs de l?étude sont de réviser les objectifs et les priorités du RIFF, d?évaluer ses réalisations, son impact, ses forces et faiblesses. Elle doit aussi faire des recommandations sur l?opportunité d?ouvrir le RIFF à d?autres pays de la région.
Pour Anil Gayan, le RIFF peut mettre à son actif le fait d?avoir réussi à amener à la même table les décideurs des secteurs public et privé pour discuter de sujets d?intérêt commun. Le RIFF a également proposé l?adoption d?une série d?indicateurs économiques pour les besoins d?une surveillance macroéconomique. Une telle surveillance est importante pour la prise de décisions et l?investissement, entre autres.
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