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La baisse de 37 % remise en cause
La réforme du régime sucrier est à l?agenda du Parlement européen plus tôt que prévu. Il s?agit de débattre et d?adopter une proposition de résolution des députés Joseph Daul et Jean-Claude Fruteau. Le document a été déposé mercredi dernier, au nom de la Commission de l?agriculture du Parlement.
Le document de huit pages résume les arguments de ces députés sur la réforme du régime sucrier. Ils affirment que la baisse de 37 % est supérieure aux exigences de l?Organisation mondiale du commerce. Les députés demande donc que la réduction «soit limitée au strict nécessaire pour atteindre et maintenir dans l?UE une production durable, performante et solide dans le respect des règles de l?OMC».
Par rapport au bloc ACP, pour qui la baisse serait catastrophique, la résolution invite la Commission à «soumettre des mesures adéquates destinées à aider les pays ACP très dépendants des exportations de sucre vers l?UE à diversifier leur tissu économique».
La résolution s?appesantit sur l?impact de la réduction. Elle souligne, qu?avec l?initiative Everything but Arms, où les pays les moins avancés exportent sans taxes ni quotas, une réglementation est nécessaire pour contrôler le volume. Le mécanisme de contrôle pourrait ensuite être révisé.
«C?est très encourageant. Nous continuerons à travailler avec le Parlement européen», a commenté hier, le ministre de l?Agriculture, Nando Bodha. Il rencontrera les deux députés quand il sera à Genève les 8 et 9 mars pour assister à l?appel de l?UE de la décision du panel de l?OMC qui a donné gain de cause au Brésil, à la Thaïlande et l?Australie. ces derneirs ont contesté les subventions de l?UE aux pays exportateurs de sucre, dont Maurice. Les pays ACP se sont constitués en third parties.
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