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L’Union européenne a mobilisé 436 millions d’euros
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L’Union européenne a mobilisé 436 millions d’euros
Un porte-parole de la Commission européenne, Gregor Kreuzhuber, a affirmé que l’Union avait réagi avec rapidité à la catastrophe humanitaire provoquée par le séisme du 26 décembre.
Cette réaction a pris deux formes : le déblocage de fonds sous la direction du commissaire au développement et à l’aide humanitaire, Louis Michel, et la mise en œuvre du mécanisme de protection civile, sous l’autorité du commissaire à l’environnement, Stavros Dimas.
La Commission a débloqué depuis le raz de marée 23 millions d’euros : 3 millions le premier jour, versés à la Croix-Rouge pour répondre aux besoins de première urgence (purification de l’eau, nourriture, couvertures, abris temporaires, produits médicaux, recherche des disparus) ; 20 millions les jours suivants, destinés au Sri Lanka, aux Maldives et à l’Indonésie, principalement par l’intermédiaire des agences des Nations unies (Unicef, Programme alimentaire mondial, Organisation mondiale de la santé), qui ont fourni notamment des citernes, des pompes, des produits d’hygiène, des vêtements d’enfants, des médicaments.
Etats confondus</B>
Dix autres millions peuvent être mobilisés selon la procédure d’urgence. Ces fonds mis à la disposition des organisations non gouvernementales par le service humanitaire de la Commission (ECHO) s’ajoutent à ceux que versent les Etats membres. Au total, a indiqué le porte-parole, 436 millions d’euros ont été promis par l’Union européenne, Commission et Etats confondus. 267 millions ont déjà été engagés.
Sur le terrain, les experts de la Commission et les personnels des ambassades européennes sea rencontrent régulièrement et se concertent, selon le porte-parole, “pour que l’argent du contribuable soit utilisé au mieux”.
Cette coordination a pour moteur le pays qui exerce la présidence de l’Union, le Luxembourg depuis le 1er janvier. Elle s’inscrit elle-même dans la coordination générale assurée par l’ONU.
Une réunion exceptionnelle des ministres européens des affaires étrangères aura lieu, vendredi 7 janvier, à Bruxelles pour permettre une nouvelle évaluation de la situation et des moyens d’y répondre. Les ministres du développement et de la Santé y participeront.
Louis Michel et le ministre luxembourgeois de la coopération et de l’action humanitaire, Jean-Louis Schiltz, rendront compte de leur mission dans la région.
Le second volet de l’action de l’UE est constitué par l’assistance à la protection civile, qui se manifeste par des interventions à plus court terme, menées par les Etats membres en relation avec l’unité de protection civile de la Commission, sous la tutelle de la direction générale de l’environnement.C’est à propos de cette assistance que s’est élevée une controverse sur la responsabilité de la coordination.
Dominique de Villepin, ministre français de l’intérieur, a déclaré dans Le Journal du dimanche que la France était chargée de coordonner l’ensemble des secours européens en Asie. Cette affirmation a été démentie par la Commission.
L’entourage du premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a en partie rectifié le tir en indiquant, mardi, que la France “gère la coordination opérationnelle”au Sri Lanka et en Indonésie en accord avec ses partenaires européens.
<B>Création d’un corps volontaire</B>
Pia Bucella, chef de l’unité de protection civile de la Commission, explique que ses services ont financé l’envoi de plusieurs experts de diverses nationalités, dont un Français (avec un Suédois) au Sri Lanka et deux Français en Indonésie, ce qui a conduit la France à coordonner de fait les efforts dans ces deux pays.
Toutefois, tous les Etats ne sont pas passés par les services de la Commission. Certains, comme la Grande-Bretagne, se sont adressés directement aux Nations unies.
Dans un entretien au Financial Times, la commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, suggère la constitution d’un corps d’environ 5 000 experts européens, prêts à intervenir rapidement en cas de catastrophe.
“La crise actuelle a révélé les limites de nos capacités dans la gestion civile des crises”, déclare-t-elle. Le projet de Constitution européenne prévoit la création d’un corps volontaire européen d’aide humanitaire. Jacques Chirac a proposé, le 31 décembre, “une force humanitaire de réaction rapide”.
<B>Thomas Ferenczi</B>
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