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L’avenir des employés inquiète

10 novembre 2004, 20:00

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La zone franche est un des piliers de l’économie malgache par ses activités et le nombre de ses employés. Toutefois, sa situation actuelle reste précaire. Quatre entreprises franches, d’origine asiatique et membres du Groupement des entreprises franches et partenaires (Gefp), viennent de quitter la Grande Ile. La raison : la non-reconduction de l’accord multifibre. Avec la suspension des quotas dans le volume des exportations, Madagascar se trouve désormais dans une position délicate par rapport aux géants du secteur comme la Chine sur le marché mondial.

“Nous ne sommes pas de taille à lutter contre la Chine en matière d’exportation. Le coût de la main-d’œuvre y est plus abordable et de plus, la Chine peut à elle seule satisfaire la majeure partie des besoins mondiaux. Avec l’Accord multifibre, Madagascar pouvait être sûr d’écouler sa production”, commente le Gefp.

Ces quatre entreprises ont toutes travaillé dans le secteur textile. “Leur départ a supprimé un certain nombre d’emplois”, toujours selon le Gefp. Environ 10 000 personnes se retrouvent ainsi, du jour au lendemain, sans travail

Le nombre actuel des entreprises franches à Madagascar s’élève à 179. Elles emploient environ 110 000 salariés. Les entreprises de Madagascar ne sont pas toutes membres du Gefp. Après le départ de ces quatre sociétés asiatiques, leur nombre est réduit à 112 entreprises employant 80 000 personnes.

Mais la situation économique pourrait se stabiliser avec l’arrivée d’autres entreprises franches. L’implantation de six nouvelles entreprises devrait le redynamiser. “Elles travailleront dans les domaines de la confection, du bois et de la musique”, précise Harinivo Randriamandrato, secrétaire général du Gefp.

Ces entreprises pourraient combler le manque créé par le départ des quatre sociétés. “Les nouveaux arrivants sont encore dans une phase d’installation mais ils peuvent déjà procéder au recrutement d’un certain nombre de salariés”, explique Harinivo Randriamandrato.

Actuellement, les entreprises franches du secteur textile sont en période de “haute saison”. Ils emploient un grand nombre de personnel. Avec l’approche de l’été 2005, les commandes affluent et les usines travaillent sans relâche, avec un rendement soutenu. L’effectif des employés de ces usines de la zone franche atteint, alors, un pic. Si l’on se veut optimiste, on analysera que d’une manière générale, le nombre des sociétés franches reste, pour le moment, fluctuant à cause des entrées et des sorties d’opérateurs étrangers.

<I>L’express de Madagascar

DANS LA PRESSE MALGACHE

<B>Emploi. Améliorer la productivité. </B>Un observatoire de l’emploi et de la formation professionnelle et entrepreneuriale (Omef) vient d’être crée à Madagascar. Cet organisme va œuvrer en faveur de l’amélioration du rendement et la productivité de l’emploi.

Les missions de l’Omef entendent mettre l’accent sur la croissance et les emplois productifs. La production d’outil d’information, d’analyse et d’aide à la prise de décision afin de privilégier le contact entre employeurs et employés sera favorisée. L’Omef a prévu de réaliser une étude préliminaire avant la fin de l’année, pour recenser les institutions qui détiennent des données sur l’emploi et la formation professionnelle.

L’Omef a aussi pour objectif d’uniformiser les données sur l’emploi prédominant du secteur informel. A Madagascar, le taux des personnes travaillant dans le secteur informel s’élève à 73 %. Or ce secteur a une faible productivité. Le secteur formel ne représente que 10 % de la population active, ce qui expliquerait la pauvreté du pays. Il est donc urgent d’identifier les secteurs porteurs pour valoriser la création d’emplois dans le pays.

Université. Droits d’inscription à la hausse. </B>La nouvelle a fait grincer des dents. Le rectorat d’Antananarivo a pris la décision d’augmenter les droits d’inscription aux universités. Cette hausse touche aussi l’enseignement supérieur (avec une augmentation de 50 %). La décision, prise lors de la réunion des présidents des universités de toute l’île, le 29 octobre dernier, sera appliquée au début de la prochaine année universitaire, au mois de décembre.

L’Association des étudiants estime cette hausse injustifiée et beaucoup trop lourde dans la mesure où les bourses d ‘études ne sont pas assez importantes. Du côté de l’université, on soutient que cette hausse est minime par rapport aux dépenses que l’université fait chaque année, le budget alloué par l’Etat étant insuffisant.

Les droits d’inscription, versés au compte de l’université, serviront donc de recettes propres à couvrir les dépenses de l’enseignement supérieur. Ils sont répartis en droits d’assurance, de médecine préventive, d’utilisation des installations sportives, de maintenance technique, d’examen ou de soutenance, de droit de bibliothèque et de droit aux enseignants.

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