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L’Alliance sociale prône “une réforme de l’accès à la terre”
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L’Alliance sociale prône “une réforme de l’accès à la terre”
Des terres qui ne sont pas utilisées de manière optimale, une concentration de la propriété… Forte de ces constats, l’Alliance sociale lors d’un point de presse sur le thème de la démocratisation de l’économie se propose de “réformer l’accès à la terre”.
“Il n’est pas question de remettre en cause le droit à la propriété qui est un des fondements de notre cadre institutionnel”, a poursuivi Nita Deerpalsing, candidate au n° 14. L’Alliance sociale ne s’accaparera pas des terres du “grand capital” pour le distribuer aux démunis. “Il n’y aura pas d’expropriation des terres”, a fait ressortir Cader Sayed-Hossen, candidat dans la circonscription Montagne-Blanche-GRSE.
Membre du “think tank” du Parti travailliste, il a ajouté qu’il y a une concentration de la propriété de la terre qui est une des principales ressources économiques du pays. C’est ainsi que, selon lui, une réforme de l’accès à la terre est nécessaire car il y a des terres qui ne sont pas utilisées de manière optimale. La réforme devrait permettre à ceux, qui ont des idées de projet susceptibles de créer de la richesse et de l’emploi, d’avoir accès à la terre, a poursuivi Cader Sayed-Hossen.
“La concentration de la propriété de la terre va de pair avec la concentration des ressources et du pouvoir économique à Maurice. Or, cette concentration est ce qui mène à terme à une stagnation de la croissance comme celui que connaît Maurice actuellement.” Tel est l’argument de Cader Sayed-Hossen.
Pour lui, le modèle économique keynésien qui postule qu’il suffit de créer les conditions pour la création de la richesse et que cette richesse sera partagée dans l’économie, n’est pas viable. Il cite à l’appui de récents travaux, notamment ceux du prix Nobel en économie Amartya Sen, qui démontrent que cette théorie n’est pas fondée. Le “trickle down effect” est tellement lent à se manifester que cela crée une plus grande inégalité dans la société et l’économie finie par tomber en panne.
Cader Sayed-Hossed cite une autre étude de la Banque mondiale qui indique que pour un taux de croissance donné, un niveau relatif d’inégalité implique que la réduction de la pauvreté absolue se fera plus lentement.
Relancer la croissance</B>
Le candidat travailliste ajoute que la démarche de l’Alliance sociale pour démocratiser l’économie découle de considérations morales et éthiques et plus particulièrement d’une volonté de rationaliser l’économie afin de relancer la croissance. L’alliance de l’opposition préconise ainsi l’ouverture de l’accès aux ressources économiques. Cela inclut le financement, la capacité technique, la technologie, l’accès au marché et le savoir-faire.
L’accès au marché est un élément important de la réflexion de l’alliance de l’opposition. Elle souhaite voir de nouveaux entrepreneurs entrer dans les principaux secteurs d’activités existants. Et par là même, faciliter l’émergence d’une nation d’entrepreneurs “par une action politique pour l’ouverture de l’accès aux activités économiques”, poursuit Cader Sayed-Hossen. Dans cette optique, les capitaux étrangers seront les bienvenus.
Pour l’Alliance sociale, la démocratisation de l’économie passe aussi par davantage de méritocratie au niveau de l’emploi et du développement des carrières dans les secteurs privé et public. L’égalité des chances sera promue à travers un Equal Opportunities Act. L’Alliance sociale compte fournir plus de détails sur son plan d’action pour la démocratisation de l’économie dans son programme électoral qu’elle présentera vendredi.
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