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Légers désaccords autour du Zimbabwe

28 juin 2008, 00:00

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La question du Zimbabwe avait le potentiel d?opposer farouchement le Premier ministre et le leader de l?opposition hier au parlement. Mais le ton conciliant de Paul Bérenger et l?économie de mots dont a fait preuve Navin Ramgoolam ont fait que la séance de Private Notice Question (PNQ) sur la situation au Zimbabwe a été sans étincelles.

Le «slight disagreement» (selon les mots de Navin Ramgoolam) entre les deux hommes portait d?abord sur le fait que Maurice n?a pas estimé important de faire entendre sa voix sur la situation violente qui prévaut actuellement au Zimbabwe. La raison, selon le Premier ministre, en est que le président sud africain Thabo Mbeki aurait dit à Navin Ramgoolam qu?il ne pensait pas que ce serait une bonne idée si les pays membres de la Southern African Development Community (SADC) prenaient des positions individuelles. «Cela risquerait de rendre confus le message de la SADC», a affirmé le Premier ministre.

«Je dois exprimer mon désaccord à ce sujet», a répondu Paul Bérenger, qui n?a pas voulu faire «d?autres commentaires qui risqueraient de porter préjudice à Thabo Mbeki». Le leader de l?opposition pense que malgré la demande de Mbeki pour que les pays de la SADC n?expriment pas leur position, Maurice «aurait pu envoyer un signal fort puisque Maurice a une réputation de pays démocratique».

Ramgoolam ne lui ayant pas donné de munitions dans sa réponse à la PNQ, Bérenger demande à Navin Ramgoolam si lors d?un sommet l?année dernière, le PM avait parlé de la situation au Zimbabwe dans un discours prononcé. Réponse du PM : «Oui. J?ai dit que je condamnais ce qui se passait mais j?ai aussi dit qu?il ne fallait pas avoir de politique de deux poids et deux mesures car les situations comme celles-là arrivent ailleurs aussi, par exemple en Birmanie.»

Tout se passe dans l?ordre

Navin Ramgoolam a aussi expliqué qu?il a parlé au Président Mbeki à plusieurs reprises et que ce dernier lui a rapporté que le leader de l?opposition Zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, était tombé d?accord avec Robert Mugabe pour que des officiers de leurs partis respectifs se rencontrent pour essayer de trouver un accord. «Il y a eu deux rencontres mais la troisième réunion n?a pas eu lieu parce que le secrétaire général du MDC (NdlR : l?opposition) a été arrêté.» Tsvangirai est ensuite passé par Mbeki pour demander que son collègue puisse malgré son arrestation assister à ces réunions. «Le président Mugabe a dit qu?il ne pouvait faire cela mais par la suite le secrétaire général a été libéré sous caution.»

Les élections se poursuivent, a indiqué le PM «et d?après mes informations, tout se passe dans l?ordre malgré le fait qu?il y a moins de monde qui voter.»

Interrogé par Nando Bodha sur la légitimité des résultats des élections et sur la position de la SADC, le PM a affirmé : «Nous n?avons pas abordé la question.»

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