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Kenya : Le high-tech plus ultra
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Kenya : Le high-tech plus ultra
En moins d’une dizaine d’années, le Kenya est devenu l’une des places fortes des nouvelles technologies en Afrique.
Si donner au Kenya et à sa capitale Nairobi le surnom de « Silicon Valley africaine » est un peu présomptueux, il faut tout de même reconnaître qu’on y trouve aujourd’hui toute une économie et un savoir-faire autour de la téléphonie mobile et de l’Internet. Un secteur en plein boom depuis la libéralisation opérée par le président Mwai Kibaki  en 2002.
Le Kenya est l’un des précurseurs en Afrique pour de nombreuses innovations, à commencer par son M-Pesa (pesa signifie « argent » en kiswahili). En effet, depuis 2007, il est possible d’envoyer de l’argent (dans la limite de 350 euros) à ses proches ou ses amis par téléphone mobile. Terminées les longues files d’attente à la banque. Il suffit pour cela de se rendre dans un centre de son opérateur et de donner le numéro de téléphone du bénéficiaire. Quelques minutes plus tard, celui-ci reçoit un SMS qu’il doit montrer afin de retirer son argent dans n’importe quelle agence du pays. Il est aussi possible de payer ses notes d’électricité, d’eau, ou de satellite par ce biais.
Un record mondial
Au Kenya, on estime que 15 millions de personnes — sur une population voisine de 40 millions — utilisent le transfert d’argent par téléphone. Chaque mois, près de 200 millions d’euros sont envoyés de cette manière à travers le pays. Il s’agit tout simplement d’un record mondial : aucun autre pays de la planète ne possède un tel système d’envoi d’argent par téléphone aussi développé et utilisé.
Les banques ont, elles aussi, jeté leur dévolu sur ces nouveaux systèmes mobiles. Le pourcentage de Kenyans possédant un compte en banque étant faible, surtout en zone rurale, elles se sont unies aux opérateurs téléphoniques pour proposer des comptes sur mobiles. Les premiers intérêts sont tombés sur les comptes épargne. Selon Safaricom, l’opérateur leader au Kenya, cette avancée a permis à 250 000 Kenyans d’épargner, pour un montant total de 3 millions d’euros.
« Ce n’est pas une population qui a un compte dans une banque. Autrement dit, sans ce système de compte sur mobile, cette épargne n’existerait pas », reconnaît-on chez Safaricom, qui se taille la part du lion sur le marché avec plus de 80% des utilisateurs de cellulaires.
Un village technologique de 10 milliards de dollars
Sur les réseaux sociaux, les Kenyans sont également très actifs. Ils créent des groupes sur Facebook, se connectent depuis leur Smartphone ils sont les premiers en Afrique de l’Est — devant les Ougandais — en terme de fréquentation Internet. Le Kenya réalise également un important travail de promotion et de veille : des salons et des conférences sont organisés à Nairobi. En moins de quinze ans, le chemin parcouru est immense. Avec toujours des idées plein les cartons.
La dernière en date : la construction au sud-est de Nairobi d’un village technologique d’un coût de 10 milliards de dollars qui emploiera 80 000 personnes.
PHOTO : Le quartier de la City à Nairobi.
Source : Malango Actualité.
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