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Kellie Lubin la boxe, ma bataille

10 septembre 2006, 00:00

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À l?entendre décrire son parcours de boxeuse, on se remémore illico Million Dollar Baby, film dans lequel Maggie Fitzgerald se taille une réputation de championne dans le monde de la boxe. Si Kellie Lubin, 23 ans, une Australienne née de parents mauriciens n?a pas volé de victoire en victoire, elle a tout de même, pendant quatre ans, occupé régulièrement les rings de Melbourne.

Le déclic a lieu en 2000 quand Kellie voit le film Girls Fight. « I was impressed by the Latino-American girl who wanted to do boxing to prove herself that she was able to do it and also for her self-confidence », confie-t-elle. Les mêmes raisons la poussent alors à se mettre en quête d?un club de boxe. Recherches qui s?avèrent plutôt difficiles, quand on sait que la boxe n?est pas a priori un sport de filles. Même à Melbourne ! « Les gens ont tendance à faire l?amalgame entre kick-boxing et boxe. Alors que c?est totalement différent. J?ai mis un mois à trouver un gymnase. »

<B>Force et confiance</B>

Les débuts sont ardus. Elles sont deux filles parmi une clique d?hommes. Et les piques ne manquent pas de pleuvoir. « Some guys were rather tough, telling us that boxing is a man?s sport and that we had nothing to do here. » Kellie les ignore et persévère, tant elle veut se prouver qu?elle peut y arriver et qu?elle a du cran. « La boxe m?a rendue plus forte et plus confiante en mes capacités. Elle m?a permis de me dépasser. »

Les premiers temps, elle s?entraîne sur un punching-ball. Puis les entraînements se font plus intensifs. Elle se rend au gymnase quatre fois par semaine à raison de deux heures, travaillant avec acharnement ses coups.

Six mois plus tard son premier combat a lieu, une compétition entre gymnases où les entraîneurs vont à la recherche d?adversaires pour leurs poulains. Dix à quinze combats ont lieu lors de ces Friday Night Fights. « It was amazing », lâche-t-elle.

Bernard son père et Andrew son frère sont dans la salle pour la soutenir. Une poussée d?adrénaline et Kellie fait corps avec le combat. « Tout se déroule si vite et on est tellement dans le match, à esquiver les coups de l?adversaire et à tenir les rounds qu?on ne sent rien d?autre. » Trois rounds de trois minutes et le match se termine sur un nul. Premier combat et une quasi-victoire pour Kellie qui en est fière. « C?est là que j?ai réalisé que j?avais atteint mon objectif. Je me sentais aussi forte que n?importe quel autre boxeur. »

Kellie se retrouve assez souvent dans des Exhibition Shows. Toutefois, lors d?un match, elle se blesse à l?épaule et est forcée de mettre un terme à sa carrière. « Je ne peux plus boxer de façon régulière, mais je continue à m?entraîner chez moi, autrement ça me manquerait trop. Aujourd?hui, je le fais pour mon propre plaisir. »

Sportive jusqu?au bout des ongles depuis le lycée, Kellie dit préférer les sports de combat. Tout ce qui est très physique. Des coups, elle n?a pas peur d?en recevoir. Le tout, insiste-t-elle, est de se concentrer sur ses mouvements. Le reste n?est qu?accessoire.

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