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Kama Moja Aster nou rêvé

5 décembre 2003, 20:00

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Savourer l?instant présent. Goûter aux petits plaisirs de l?existence. Exorciser ses mauvais rêves d?une vie après la mort. Pour ne pas oublier ses envies de Sanz le monde. Six mois après avoir remporté le premier prix de Rêve de Star, concours organisé à l?occasion des trente ans d?existence de IBL, Kama Moja remplit son contrat. L?enjeu de Rêve de Star n?était-il pas de réaliser un album sur une période d?un an, avec Rs 50 000 ? Profitant du succès d?Aster, le titre qui lui a valu le sacre à Rêve de Star, Kama Moja sort l?album éponyme.

«Aster mone retrouv mo boner, mone sirmonte mo laper, pou fer mo lavi meyer,» disait le texte de la chanson porte-bonheur. Affirmation vérifiée grâce à l?album qui sera distribué à partir du mercredi 10 décembre par la Artists Multi-Purpose Cooperative Society (AMCOS). Prix de vente chez les disquaires : Rs 150.

«C?est l?aboutissement.» La poussière ?d?étoile- est retombée. La voix de Klarys Volcy, responsable de Kama Moja est plus posée. « Quand on a appris les résultats du concours, on a crié comme des fous. D?un seul coup, trois ans de galère prenaient fin.» Six mois après, il s?avère que les huit membres du groupe sont toujours soudés. Kama Moja est une locution swahili signifiant «à l?unisson.» La formation de Moka se décrit toujours comme «un espace de liberté basé sur la libre circulation de l?énergie, sur la canalisation des individualités.» Et son responsable évite toujours aussi soigneusement les tentatives de catégorisation du style de Kama Moja. « Mettre une étiquette sur ce que l?on fait équivaudrait à se cantonner à un seul discours musical.»

Alors, c?est à l?auditeur de déceler les tendances rock, jazz, blues, séga et «roots» dans l?ensemble concoté par le timbre puissant et légèrement voilé du chanteur Norbert Jean-Pierre. C?est à l?oreille attentive de noter le schéma derrière les huit histoires d?Aster, qui commencent invariablement avec un solo de guitare (acoustique ou électrique) avant l?arrivée progressive de la maravanne, du tabla et de la batterie. Des scénarii qui parlent d?un monde meilleur ?sur Sanz le monde, la première chanson de Kama Moja qui date de l?an 2000-qui reprennent la parabole du fils prodigue ?sur Dernier Goutt. Ou qui racontent les galères de l?avant-Aster, comme sur Enn Signe.

Auparavant, les yeux auront remarqué que la pochette ocre-safran-orangé d?Aster, a évité le piège de la photo de famille chargée pour un design minimaliste où tous les membres sont représentés. Désormais que l?album est sorti, aster ki res pou fer ? «Dans un premier temps la promotion. Pour les concerts, on verra.»

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