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Kalawotee Lobin, calcinée, ne verra pas le Nouvel an

31 décembre 2007, 00:00

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Les petits-enfants de Kalawotee Lobin sont sous le choc depuis qu?ils ont appris sa mort. Samedi soir, le corps de celle-ci a été retrouvé complètement brûlé dans une chambre de sa maison en tôle ondulée à la rue Odette Ernest, Cassis. Agée de 84 ans, elle habitait seule.

D?après ses proches, elle se serait évanouie sur une bougie. Ses vêtements auraient ensuite pris feu. La police a retrouvé son corps vers 21 h 30 ; une heure après que l?incendie avait commencé. Le Principal Medical Officer de la police a attribué le décès à un choc qui a été causé par les brûlures. Cela dit, après enquête, la police a déclaré que c?est une mort accidentelle.

Il est aux alentours de 20 heures samedi. Kalawotee Lobin est seule à la maison, comme tous les autres soirs. L?octogénaire préfère la solitude et n?aime pas quitter sa maison. A plusieurs reprises elle a refusé à l?invitation de ses petits-enfants qui voulaient qu?elle vienne habiter chez eux. Seule chez elle, Kalawotee Lobin a bu de l?alcool. Elle s?apprête à aller se coucher. Dans sa chambre à coucher, une bougie est allumée : elle n?a pas d?électricité. Enivrée, l?octogénaire serait tombée sur la bougie qui est au milieu de la chambre à coucher d?après ses proches. Assoupie, l?octogénaire est en proie aux flammes. Ses vêtements commencent à prendre feu. Il est alors 20 h 30. Le feu consume Kalawotee Lobin mais la chambre est épargnée.

Une heure plus tard, des policiers débarquent chez la victime. Ils retrouvent le corps. Se basant sur des informations, la police a appelé un des proches de la défunte pour l?identification du corps.

Un des petits-enfants de Kalawotee Lobin arrive sur les lieux. C?est elle qui s?occupait de la défunte. Elle ne reconnaît pas son arrière-grand-mère. Celle-ci est complètement brûlée et ses vêtements son en cendres. Les photographes de la police qui étaient présents prennent la photo du corps. Ensuite, des policiers placent le corps dans un sac en plastique et le transportent à l?hôpital pour l?autopsie. Les policiers quittent la demeure de la victime à 23 heures.

«Si seulement elle nous avait écoutés»

Les proches, qui sont traumatisés, passent une nuit blanche. Le lendemain, ils se réunissent sur le lieu du drame pour les funérailles. Certains ont voulu rester chez eux car ils ne voulaient pas voir l?état du corps de peur d?être choqués.

Geeta Gurusamy, une de ses proches, dit que «Kalawotee serait peut-être encore avec nous si seulement elle nous avait écoutés quand nous lui avions demandé de venir habiter avec nous?» Attristée, elle raconte que c?était elle qui lavait les linges de sa grand-mère. L?octogénaire est veuve. Elle a trois fils dont deux sont décédés. Le troisième, lui, a des problèmes psychologiques, selon Sunita Vayaboury, un autre petit-enfant de la défunte. Il ne lui restait plus que ses petits-enfants et son beau-fils, qui est issu d?un autre mariage. Ce dernier, Vishnu Canagasaby, a fait toutes les démarches pour que les funérailles puissent avoir lieu.

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