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Kahn sauve le Real Madrid
Il y a encore deux ans, Oliver Kahn était au sommet de sa gloire. A lui tout seul, ou presque, il avait conduit une Allemagne pourtant tristounette en finale de la Coupe du monde. En réalité, Kahn, cette année-là, méritait plus que tout le Ballon d?Or. Et si le gardien de but du Bayern Munich en fut finalement privé, c?est la faute à ce diable de Ronaldo, qui avait trouvé moyen d?entamer sa renaissance la même année. La faute aussi, peut-être, au fait qu?il ne fait pas bon être gardien de but en Europe.
Mais, depuis, les données ont changé. A 34 ans, King Kahn, comme le surnomme la presse allemande, a visiblement du mal à porter sa couronne. Il a perdu de son efficacité. Cette saison, en Bundesliga, il a multiplié les bourdes.
Mardi soir, à l?Olympiastadion, où se déplaçaient les Galactiques du Real Madrid dans le cadre des huitièmes de finale aller de la Ligue des champions, Kahn était inévitablement sous les feux des projecteurs. On attendait beaucoup de lui face à la redoutable armada offensive du Real, menés par Zidane, Beckham, Raul, Figo et Ronaldo. Mais, autant le dire tout de suite, il a déçu.
N?était-ce en effet une grossière erreur de main sur un coup franc de Roberto Carlos à sept petites de la fin, le Bayern Munich, qui avait pris les devants par Roy Makaay à un quart d?heure de la fin, se serait en effet offert une belle victoire de prestige contre le plus grand club de football du monde. A défaut, le club allemand a été contraint de partager les points, ce qui lui compliquera sérieusement la tâche, au retour, à Santiago Bernabeu.
Option pour Arsenal
Le Celta Vigo a peut-être perdu de sa verve, comme l?atteste sa présente seizième place en Liga, mais il fallait être diablement efficace mardi pour ramener un résultat positif de Balaidos. Et Arsenal l?a été. En s?imposant 3-2 avec, à la clé un splendide doublé du Brésilien Edu et un but décisif du Français Pirès, à douze minutes de la fin, les Gunners ont pris une sérieuse option sur les quarts de finale.
Au retour, dans quinze jours, à Highbury, il faudra en effet que le Celta Vigo gagne par deux buts d?écart pour accéder au stade des derniers huit. Ce qui n?est de toute évidence pas donné.
Arsène Wenger peut d?autant plus se frotter les mains que l?Espagne n?avait, jusqu?ici, pas porté chance à son équipe. En cinq déplacements européens en terre ibérique, les Gunners ne s?étaient en effet jamais imposés.
Cette victoire à Vigo marque peut-être le début d?une nouvelle ère pour Arsenal, qui court derrière son premier sacre en Ligue des champions. Serait-ce pour cette année ? Ils sont visiblement nombreux à le croire. A hier après-midi, le club londonien était, avec le Real Madrid, le co-favori de l?épreuve chez les bookies. Les deux clubs étaient en effet cotés à 7-2. Wenger est lui très optimiste : ?J?ai une intuition favorable pour la suite de la compétition?, a-t-il confié à la presse française. Attendons voir s?il est devin.
Monaco évite le pire
Monaco n?oubliera pas de sitôt son déplacement à Moscou, où l?attendait le Lokomotiv, une équipe sevrée de compétitions depuis décembre. Donné grand favori du match, le club de la Principauté a évité de justesse le naufrage s?inclinant 2-1.
L?Espagnol Fernando Morientes a scoré de la tête un but capital à vingt minutes de la fin, but qui a permis au leader du championnat de France de revenir à une longueur des Moscovites. Deux minutes plus tôt, en effet, Loskhov avait manqué de réalisme alors qu?il avait la balle d?un 3-0 inespéré au bout du pied.
Le Lokomotiv, généreux dans l?effort, bien organisé et ambitieux qui plus est, avait trouvé une première fois le chemin des filets par l?entremise d?Izmaïlov sur le coup de la demi-heure. Au retour des vestiaires, Maminov doublait logiquement la mise.
Le drame des Monégasques, c?est qu?ils ont sous-estimé leur adversaire. Sans doute pensaient-ils que le 8-3 record infligé à La Corogne l?année dernière était en soi une garantie tout risque. Didier Deschamps, le mentor de l?ASM, a du reste abondé dans ce sens au micro de L?Equipe TV. ?On n?a pas respecté l?adversaire ce soir?, a-t-il grommelé au sortir du terrain.
Le Sparta résiste
A Prague, le Milan AC, champion d?Europe en titre, n?a pas eu les coudées franches face au Sparta, l?outsider de la compétition. Malgré quelques belles intentions offensives, le club lombard et son buteur Shevchenko en particulier n?ont eu de cesse de buter sur l?impeccable gardien tchèque Jaromir Blazek, l?homme du match. A l?arrivée, les deux équipes se sont séparées sur un score nul et vierge qui promet une belle bataille dans quinze jours à San Siro.
Le rideau défensif milanais a une nouvelle fois été à la hauteur des espérances de l?entraîneur Carlo Ancelotti. Avec Costacurta, Maldini, Pancaro et Cafu alignés côte à côte, c?est difficile de passer. Après le Celta Vigo, le Club Bruges et l?Ajax Amsterdam, le Sparta Prague en a fait à son tour l?expérience. Toutes ces équipes ont la particularité de n?avoir pas marqué de but à domicile contre le Milan AC.
Si les Rossoneri ont assuré l?essentiel et partiront favoris au retour, il n?est pas dit qu?ils sont à l?abri d?un hold-up à San Siro. Prague joue bien et, avec des garçons comme Michalik et Gluscevic à la pointe de son attaque, le fier représentant de la République tchèque est tout à fait capable d?un coup d?éclat.
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