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Juste à côté...
Camp-Benoit. Hameau de 2 000 habitants enclavé entre Richelieu, La Tour-Koenig et la route principale de Boarstal. Les automobilistes passent à côté de ce petit village quotidiennement, mais il est difficile de savoir que Camp-Benoit est juste là.
Si l?on en croit Custnea Mangaldeo, secrétaire des Forces vives du village, le temps s?est arrêté à Camp-Benoit. Il n?y a pas de développement, dit-il. Le guide emprunte un sentier avec de nombreuses marches qui conduisent au bord de la route principale. Ce passage est bordé de grands arbres et de buissons. Des bouteilles vides jonchent le sol et une maison abandonnée tombe en ruine.
C?est un sentier très fréquenté par des ouvrières d?usine et quelques étudiants de l?université de Technologie située un peu plus loin. C?est un raccourci qui réserve souvent de mauvaises surprises. Il y a eu quelques agressions et quelques scènes désagréables. ?Il y a souvent des exhibitionnistes qui profitent du passage d?une femme pour faire des gestes indécents?, raconte le secrétaire des forces vives.
En remontant vers le village, les marches se terminent sur une plaine empruntée par les écoliers. L?herbe n?est pas tondue. C?est non seulement pénible pour les enfants, mais dangereux aussi. Custnea Mangaldeo raconte qu?une fois, un drogué qui rôdait dans le coin, a voulu, sous la menace, prendre l?argent de poche d?un écolier de la cinquième.
Un terrain de fortune
Alors qu?il raconte la vie dans la localité, il est rejoint par d?autres personnes. Elles insistent pour qu?on fasse un tour sur le terrain de football, enfin plutôt à un lopin de terre qui ressemble un terrain de football. La partie centrale du terrain est dépourvue de gazon et une terre rougeâtre occupe une bonne partie du terrain. Et il y a aussi des buissons touffus.
Le terrain de football a été créé sur une propriété privée et il sert aussi de raccourci. Le football est la seule passion des habitants. Il n?y a quasiment pas d?activités sociales dans la localité. Custnea est inquiet car de louches individus ont une mauvaise influence sur les jeunes.
Il avance qu?il n?y a pas de centre social dans le coin. Les jeunes n?ont aucun endroit pour se réunir. ?Nous voudrions bien organiser des jeux, mais il n?y a pas de centre polyvalent et aucun terrain pour tenir des activités sportives?, ajoute le secrétaire des forces vives.
Au village voisin, le gouvernement a dépensé des millions de roupies pour un centre récréatif et toujours dans le même village, un centre polyvalent est aussi en construction, fait -i remarquer.
?Les habitants ont l?impression d?être les oubliés du développement. Dire que nous ne sommes pas loin de la capitale et à côté de l?université de Technologie??, déclare Custnea Mangaldeo. A la veille des élections, ils n?attendent pas de promesses, mais du concret. Mieux vaut tard que jamais, dit-il.
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