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Journée mondiale : Allier handicap et formation
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Journée mondiale : Allier handicap et formation
Comme bon nombre de jeunes, Jean-François Favory a répondu à l?appel des? centres d?appels. Après avoir été télé-opérateur, il est monté en grade. Le fait qu?il se déplace en fauteuil roulant ne l?a pas empêché d?évoluer au sein de l?entreprise. Comme lui, ils sont quelques-uns à travailler «normalement» en dépit de leur handicap: cuisinier dans un quatre-étoiles, enseignante, coordinatrice au sein d?une unité d?un ministère? Depuis septembre 2005, 114 personnes handicapées ont trouvé de l?emploi. Elles sont quelque 500 à être salariées à ce jour.
«Un travail décent pour les personnes handicapées.» C?est le thème choisi cette année pour la Journée internationale des personnes handicapées. Lorsque l?on parle d?emploi des handicapés, on peut dire que Maurice a pris les devants en termes de législation. L?Employment of Disabled Persons Act prévoit l?emploi de 3 % de personnes handicapées dans des entreprises de plus de 35 employés. Mais pour certains, en votant cette loi, les autorités ont «mis la charrue avant les b?ufs». Aucune entreprise ne s?y conforme. Chetanand Bundhoo, directeur du Training and Employment of Disabled Persons Board (TEDPB), avoue que des sanctions ne sont pas prises contre toutes les entreprises qui ne respectent pas cette loi... Mais il soutient que le plan d?action en ligne avec la convention des Nations unies, qui sera présenté aujourd?hui, va «aborder ce problème».
Les employeurs déplorent souvent un manque de formation chez les handicapés. D?où le fait qu?ils rechignent à les employer. «Il y a une obligation d?emploi mais qu?est-ce qui est fait pour rendre ces personnes employables ?» se demande Eddy Jolicoeur, Directeur des ressources humaines chez Rogers. Il est d?avis que plutôt que de cantonner les personnes handicapées à la pratique de l?artisanat, l?on devrait «aller davantage vers la formation diplômante». Rita Venkatasawmy, directrice du Centre d?éducation et de développement pour les enfants mauriciens (Cedem), abonde en ce sens. «Même dans le domaine de l?artisanat, il y a de la compétition. Il faut former les personnes handicapées pour qu?elles soient compétitives sur le marché du travail.»
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