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Jonathan Chimier attend son heure…
Un monstrueux saut à 8,28 mètres lors des qualifications des Jeux olympiques d’Athènes, synonyme d’un record de Maurice, mais surtout d’une place en finale.
Malheureusement, le lendemain le destin n’a pas été aussi généreux, mais l’exploit était quand même au rendez-vous : Jonathan Chimier à 22 ans et vingt et un jours est devenu le premier et surtout le plus jeune Mauricien à disputer une finale olympique. Historique !
Depuis, Jonathan Chimier sait et surtout croit en ses chances pour le rendez-vous finlandais. En fait, c’est la première fois que Jonathan Chimier, qui en sera à sa troisième participation, aborde les championnats du monde d’athlétisme avec un tel état d’esprit.
“En 2001 à Edmonton, j’étais présent au sein de l’équipe du relais 4x100 et à Paris en 2003, j’étais handicapé par une blessure, et j’étais davantage focalisé sur les Jeux des îles de l’océan Indien. Cette fois c’est différent ! L’objectif premier c’est d’atteindre la finale…”, explique Jonathan Chimier.
Cela fait plus d’un an, dans le rude environnement de Dakar où encore en Europe, que Jonathan Chimier peaufine sa préparation. Là, il ne pense plus à la participation, mais à la finale.
“La finale ! J’y vais pour atteindre la finale ! C’est un rêve que je caresse depuis l’aventure d’Athènes. C’est là-bas, que j’ai véritablement pris conscience que ce n’était pas une utopie”, confie-t-il.
C’est donc dans une nouvelle configuration que Jonathan Chimier aborde cette saison 2005. L’essentiel de cette saison se résume aux Mondiaux d’Helsinki. En effet, tout le travail effectué au Sénégal, au Centre international d’Athlétisme de Dakar et en Europe, sous la férule de son coach Victor Kouzine, gravite autour du rendez-vous finlandais.
Si, dans le passé, Jonathan Chimier écumait les meetings européens en quête de performance, cette saison, ces compétitions sont davantage du peaufinage, où la performance a, certes, son importance, mais où tous ces petits détails qui pourraient jouer en sa faveur, ou d’ailleurs, contre lui, à Helsinki sont examinés à la loupe.
Même s’il n’en parle pas ouvertement, dans son regard dans son attitude, on sent que le gamin deTranquebar est à la recherche du but ultime. Le rêve olympique, qu’il a caressé la saison dernière à Athènes, n’a fait que susciter en lui le rêve mondial.
“L’essentiel, c’est d’être en finale. Si je parviens à atteindre cet objectif, on songera alors à autre chose. Mais, pour l’instant, il faut rester serein et penser d’abord aux qualifications… pour le reste on verra en temps et lieu”, insiste Jonathan Chimier.
Aujourd’hui, Jonathan Chimier rêve, pudiquement certes, d’accrocher un podium à ces Mondiaux d’Helsinki. Il rêve de rentrer au pays avec une belle médaille autour du coup, et, ce, peu importe la couleur.
Mais, ce rêve est-il vraiment réalisable ? Oui, il l’est ! Et, d’ailleurs, Jonathan Chimier l’a prouvé l’année dernière en accédant à la finale olympique à Athènes. Jonathan Chimier est un homme des grands rendez-vous !
Helsinki sera un autre grand moment crucial de sa jeune carrière, et il ne fait aucun doute qu’il sera exact au rendez-vous, fidèle à son habitude…
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