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Jean-Claude Augustave en tournée culturelle aux Etats-Unis
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Jean-Claude Augustave en tournée culturelle aux Etats-Unis
IL REVIENT d?un voyage mirifique. Il n?a pas encore les mots pour le dire. Errances et transhumances non décantées. Mais on le sent enclin au partage. Jean-Claude Augustave (photo), directeur du Centre Nelson Mandela pour la culture africaine, revient d?une tournée touristique et culturelle des Etats-Unis, la tête pleine d?images. Si nombreuses, qu?elles se chevauchent, se bousculent, à qui la première se montrera.
La chose la plus émouvante que j?ai vue, c?est l?African Burial Ground?, dans le Lower Manhattan, en plein c?ur de New York. Là, tout permis de construction doit être soumis aux autorités précises. Car les recherches archéologiques ont mis au jour plus de 4 000 cadavres et ossements d?esclaves africains. Le permis est alloué aux particuliers, qui ont le droit de construire par-dessus, mais en préservant une partie du lieu pour des recherches ultérieures.? Décision qui génère des activités incessantes, de la part des détracteurs d?une telle décision.
Il a visité, au New York Schomburg Center for Research, à Harlem, les bibliothèques les plus importantes qui traitent de la culture ?Afro-Américaine, Afro-Carribéenne, aussi bien que de l?Histoire?. La rétine s?écarquille pour évoquer les multiples collections d?artistes liés à la renaissance de Harlem. Au long de cette tournée culturelle, il atterrira au Roots Activity Learning Center. Une institution dont le credo, du préscolaire aux diplômes supérieurs, se construit sur le Rastafarisme.
Influence de la culture égyptienne
En somme, c?est dans le cadre du Black History Month, ?sur une invitation personnelle du gouvernement des Etats-Unis, à travers son Ambassadeur à l?île Maurice, John Price?, que le directeur du Centre Mandela s?est rendu en Amérique, du 7 au 28 février dernier. C?était pour consolider les relations entre les pays africains et les Américains d?origine africaine, et pour découvrir l?ampleur de la diaspora africaine, ?dans tous les domaines, le commerce, la loi?, pas seulement dans le culturel. Aussi pour établir des contacts de haut niveau, avec les principales institutions et musées. Les termes Negro, Black, coloured, sont rangés au placard. Tous remplacés par African-American?.
Aussi, ils étaient cinq, un graphiste-éditeur du show-biz du Ghana, le News Editor de l?agence de presse namibienne, le plus haut cadre du Federal ministry of Culture and Tourism du Nigeria, le Senior Reporter de The Guardian de Tanzanie, et notre compatriote, invités du International Visitor Program ? United States Department of State, à se retrouver en terre américaine.
La visite des bâtiments de Washington aura ébloui le directeur du Centre Mandela. En ce sens que certains livrent une influence indéniable de la culture égyptienne, l?obélisque du Washington Monument, le Capitol, La Maison Blanche. La source même de l?humanité, n?est-ce pas l?Egypte ? Un moment fort aura été le moment passé sur une réplique de l?Amistad. Un autre, au WOL/AM, Radio One musicale, qui ne diffuse que de la musique Black, Rap, Reggae, Hip-Hop, Break, Dance? Le projet pilote du Kennedy Center, Jazz Ambassador, le fascine. C?est bien à ce projet que nous devons la performance chez nous lundi dernier, au théâtre Serge Constantin, à Vacoas, du Jay Klum/Bill Heid Quartet. (voir ci-contre)
Il y a eu aussi la visite au Library of Congress, à l?université de Harvard, les spectacles, la danse, le cinéma? ?J?ai vu One Love, histoire réelle sur le townships du Brésil. Aussi, dans le cadre du 12th Pan African Film and Arts Festival, l?unique film présenté était One Love. Tous les acteurs du film étaient présents. Ce film n?est pas encore distribué aux Etats Unis. Il raconte l?histoire vécue du fils de Bob Marley, Ky-Mani Marley. Ce dernier tombe amoureux de la fille d?un pasteur. Qui ne voit pas cela d?un bon ?il. Mais l?amour triomphe.?
Là où l?amour triomphe, taisons-nous.
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