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Madagascar

Disparitions et assassinats d’enfants : la sécurité renforcée

10 juillet 2026, 07:00

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Disparitions et assassinats d’enfants : la sécurité renforcée

Photo d'illustration.

Une vague de disparitions et d’assassinats, touchant notamment des enfants, suscite une vive inquiétude à Madagascar. Alors que les témoignages et avis de recherche se multiplient sur les réseaux sociaux, les autorités ont annoncé un important renforcement du dispositif sécuritaire dans la capitale, Antananarivo, où la psychose gagne progressivement la population.

Face à cette situation, la présidence a ordonné le déploiement immédiat de la garde présidentielle ainsi que de 400 membres des forces de défense et de sécurité dans les rues de la capitale. Les autorités ont également annoncé le renforcement des patrouilles de jour comme de nuit afin de tenter d’enrayer cette série de disparitions et d’homicides qui alimente l’inquiétude des familles.

Depuis plusieurs jours, les réseaux sociaux sont inondés de photos d’enfants et d’adultes portés disparus ou retrouvés morts. Ce climat de peur a déjà provoqué des débordements. Le lundi 6 juillet, une femme soupçonnée d’avoir tenté d’enlever un enfant a été violemment agressée par une foule à Antananarivo, illustrant la tension qui règne actuellement dans la capitale.

Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, a qualifié ces événements d’«abjects» et a reconnu l’ampleur du phénomène. «Autrefois, il y avait déjà des kidnappings, les ravisseurs demandaient des rançons. Mais la situation actuelle est inédite», a-t-il déclaré, expliquant que de nouveaux signalements de disparitions apparaissaient continuellement sur les réseaux sociaux, y compris pendant les réunions du gouvernement. Selon les chiffres communiqués par les autorités, 90 personnes auraient disparu dans la capitale ces dernières semaines. Parmi elles, 43 ont été retrouvées.

En revanche, il demeure difficile d’évaluer si Madagascar connaît une véritable recrudescence d’enlèvements et d’assassinats, faute de statistiques publiques permettant de comparer l’évolution de l’insécurité sur plusieurs mois ou plusieurs années. Dans ce contexte, le chef du gouvernement a adopté un ton particulièrement ferme. «Nous sommes en guerre ! Les forces sont déployées et nous allons en finir avec cette situation», a-t-il affirmé, appelant la population à garder son calme.

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