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Je suis inquiet pour le mouvement coopératif?
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Je suis inquiet pour le mouvement coopératif?
Les coopératives passent par une étape décisive de leur existence. La situation actuelle est source de soucis pour le gouvernement. Le vice-Premier ministre, Paul Bérenger, a exprimé ses craintes samedi lors des célébrations des 90 ans d?existence de la Long Mountain Co-operative Credit Society (LMCCS).
?Je suis inquiet pour le mouvement coopératif. D?une part, on retrouve la mondialisation et de l?autre la technologie informatique. C?est un double défi à relever. D?ailleurs, certaines fédérations sont en difficulté?, a fait ressortir Paul Bérenger.
Auparavant, le ministre de l?Agriculture, Pravind Jugnauth, avait parlé dans le même sens. Il est un fait indéniable que les coopératives ont contribué de manière significative à l?avancement économique du pays. Il n?empêche que centaines d?entre elles ?n?ont pas tenu la route?, a souligné Pravind Jugnauth. ?Il est important que ce secteur évolue avec le temps, non seulement en se modernisant mais aussi en professionnalisant ses services.?
Pour Prem Koonjoo, ministre des Coopératives, les sociétés sont appelées à travailler ensemble ?pour tenir tête à de grosses pointures comme le Jumbo Score et Super U?, a-t-il souligné. Il a énuméré les facilités offertes aux coopérateurs pour qu?ils ne soient pas en marge du développement : prêt de Rs 500 000 pour moderniser/transformer les boutiques en libres-services ; Rs 20 000 pour l?achat d?ordinateurs.
Enregistrée le 23 juillet 1913, la LMCCS est la plus vieille société coopérative toujours active. Elle a pour président Ashokduth Ramluckhun et pour secrétaire Youdsen Gunpot. C?est la 3e génération des Gunpot qui assume cette responsabilité. Le principal projet à l?agenda de la LMCCS est la création d?un Cooperative Business Centre. Pour y parvenir, elle devra regrouper les dix autres sociétés du village. ?Les coopératives sont une forme de clustering?, a rappelé Paul Bérenger.
Le vice-Premier ministre et le ministre de l?Agriculture sont revenus sur la réforme engagée dans l?industrie sucrière. A cet effet, Paul Bérenger a rappelé : ?Si Pravind Jugnauth et le gouvernement n?avaient pas eu le courage de réformer, à travers le Voluntary Retirement Scheme, l?industrie sucrière serait vouée à la faillite.?
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