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?Je retrouve mes marques?

9 avril 2006, 00:00

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Après un an d?absence, Stéphanie Samy (ex-Mongelard) s?est retrouvée sous les couleurs des Vallijee Citizens cette saison. À 28 ans, la jeune mère n?a rien perdu de ses qualités.

Janvier 2005, Stéphanie Mongelard annonce son retrait. Déçue de la CCCOI 2004 aux Seychelles et du retrait de l?Union de Curepipe avec qui elle collectionnait les titres, elle décide alors de se consacrer à sa nouvelle vie de famille. Loin des terrains de volley et de la compétition, Stéphanie devient la mère d?un petit bout qui se prénomme Mathieu.

Atteinte du virus de la compétition, la centrale n?a pu résister à la tentation. Cette saison, elle retrouve les Vallijee Citizens.

« Au début, je me suis dit que je ne ferai pas de compétition. Garder la forme était mon seul objectif », raconte Stéphanie.

L?année dernière, Jean-Claude Douce, coach des Citizens, reprit contact avec elle. Il ne fallait qu?une étincelle. « C?est bien Jean-Claude qui m?a persuadée de revenir. Je lui avais alors expliqué que je ne ferai pas le championnat. Mais avec l?absence de certaines filles, j?ai dû compenser », poursuit-elle.

Après une année sabbatique, Stéphanie Samy a dû mettre les bouchées doubles pour retrouver sa forme. Certes, elle n?est pas encore à son meilleur niveau mais le progrès est évident. « Je fais de mon mieux. Quand je peux, je m?entraîne trois fois la semaine sinon je dois me contenter d?un jour seulement. N?empêche que je sens du progrès. Je perds du poids graduellement. Ça viendra j?en suis sûre », affirme la centrale.

Où est la relève ?

Avec les Citizens, Stéphanie ne se fait pas d?illusions : « Azur SC est définitivement l?équipe la mieux rodée à Maurice. Les filles jouent ensemble depuis un bout de temps déjà et le collectif est bien ficellé. Chez nous il y a beaucoup d?individualités. Le collectif se construit graduellement. Et ça prendra du temps. Heureusement que le championnat se joue sur la formule aller/retour. Ça nous laisse un peu de temps avant que les choses sérieuses commencent ».

Cette année, la Coupe des nations se tient à Madagascar. Stéphanie y pense sans se mettre la pression. Beaucoup d?éléments décideront de son éventuelle participation. « Ce n?est pas toujours facile à gérer. J?ai des cours et une famille. Un bébé est très demanding. Quand tu rentres chez toi, tu es très fatigué et c?est difficile de tout assumer. Heureusement que ma famille m?aide énormément. Ma mère et ma belle-mère gardent Mathieu ce qui me permet de m?entraîner. Si je suis appelée en sélection, ce sera encore des jours d?entraînement. Je ne sais pas si je serais capable de gérer tout ça. Je ne dis pas non. Mais c?est à voir », avoue-t-elle.

Grâce à cette absence, Stéphanie a pu prendre du recul. À son retour, elle a été choquée de l?état du volley féminin : « Déjà que le niveau n?était pas extra c?est devenu encore pire. On a malheureusement encore régressé. Je me demande où est la relève. Si elle existe, je ne l?ai pas encore vue. J?espère que je me trompe sur la situation ».

Constat accablant d?une joueuse d?expérience qui est tout à fait exact. Une génération sera sans doute sacrifiée avant que les jeunes volleyeuses, celles de la CJSOI, ne prennent du galon avec le temps.

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