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?Je ne réalise pas encore
C?était une course particulière cette finale du 400 mètres à Brazzaville. L?enjeu était énorme, historique même, car vous couriez après un troisième titre consécutif de champion d?Afrique sur 400 mètres. Ressentiez-vous une pression particulière avant cette finale ? Etiez-vous confiant ?
Comment ne pas y penser ? Mais j?ai fait le vide afin d?aborder cette course comme n?importe quelle autre course sans me mettre de pression particulière. Je croyais en mes chances, mais je n?étais pas pour autant excessivement confiant.
Justement, est-ce difficile de faire le vide ?
C?est sûr que cela vous revient à l?esprit à chaque fois. Mais on fait tout pour éviter d?y penser.
Eric Milazar que ressent-on exactement après un tel exploit : réussir un triplé consécutif inédit sur le tour de piste. Ça doit exploser dans tous les sens ?
Sur le coup, on ressent une joie énorme? (il marque une pause) Mais je crois que je ne réalise pas encore. C?est encore tout chaud? Je crois que c?est quand je serai de retour au pays que je réaliserai vraiment, et là je pourrai vous répondre.
Cette année, vous le disiez vous-même, la finale du 400 mètres des Championnats d?Afrique était plus relevée que lors des deux précédentes éditions?
En effet, il y avait du costaud dans cette course. Je pense plus particulièrement à Ezra Sambu, Marcus La Grange ou encore Talkmore Nyangani.
C?est encore plus gratifiant de gagner face à de tels adversaires ?
C?est sûr !
Vous réalisez un impressionnant chrono de 45.03, votre meilleure performance de la saison, et cela en enchaînant trois courses en autant de jours. Ça doit vous mettre en confiance à un mois des Jeux d?Athènes?
Oui, c?est excellent de réussir cela avant les Jeux olympiques.
Mais au-delà du fait de vous mettre en confiance sur le plan moral, physiquement vous sentez-vous capable de rééditer cela à Athènes avec quatre courses en cinq jours ?
Franchement, je m?en sens capable. Je crois pouvoir enchaîner une quatrième course sur de telles bases.
On vous sent plus serein, plus affûté en course. Concrètement, qu?est-ce qui a changé dans votre façon de courir? Il semble que vous ayez réglé votre problème de fin de course?
Avant, je relâchais trop aux 250 mètres et j?avais par la suite du mal à relancer et revenir fort dans la ligne droite finale. Désormais, je relâche et je relance graduellement, ainsi j?aborde les derniers 100 mètres lancé.
Comptez-vous peaufiner tout ça avant le rendez-vous athénien ?
Oui, je pense courir encore trois ou quatre courses encore.
Serez-vous présent à la troisième étape de la Golden League à Paris ?
Je pense bien ! Enfin, rien n?est encore confirmé pour l?instant.
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