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Jardin de Pamplemousses : Les projets tardent à se réaliser
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Jardin de Pamplemousses : Les projets tardent à se réaliser
Les projets ne manquent pas. Si certains sont en cours, d?autres qui tardent à se concrétiser, mécontent au jardin botanique sir Seewoosagur Ramgoolam à Pamplemousses. Sur le parking, au soleil, ce ne sont pas les chauffeurs de taxi sur le parking qui le contrediront. «Il n?y a pas le moindre abri ou kiosque pour se protéger du soleil», lâche l?un d?eux. Alors que l?aménagement d?un abri est prévu à leur intention.
Pourtant, l?accès étant désormais payant, le jardin devrait pouvoir auto-financer ses projets.
«Rs 6 millions ont pu être collectées depuis octobre», confirme Ashvin Monneeram, président du conseil d?administration du Trust, qui s?occupe du jardin bontanique. Mais il explique que le jardin a ses priorités. Que ne comprennent pas toujours les habitués du lieu.
«Regardez autour de vous», signale un de ceux-là. L?herbe nourrie des dernières pluies semble avoir pris de court les jardiniers. Selon cet habitué, même l?emblématique Ficus religiosus, le plus vieil arbre du jardin, étouffe sous les «langues de b?uf». Au grand bassin, comme au bassin des nénuphars, les «escargots ravageurs» seraient aussi nombreux que les visiteurs payants. Les palmiers, «arbre qui saigne» auraient la vie dure. La faute en reviendrait, selon cette source, à l?absence de botaniste qualifié sur les lieux.
«Le jardin ne dispose pas d?un botaniste à part entière, mais des compétences du conseiller technique qu?est Meghraj Aumeer», rétorque Ashvin Moonneeram. L?arrivée d?un botaniste serait prévue «mais pour ce faire, nous sommes tenus de respecter une procédure officielle qui nécessite le feu vert de différentes autorités dont le PRB, le Trust?»
Mais l?explication de l?habitué du jardin est tout autre. Les «jardiniers contestataires ayant été remerciés, chacun se tait». «Le seul personnel recruté est un comptable. Voilà les priorités du jardin», lâche-t-il, amer. Pour ce qui est des améliorations, «on note l?achat de deux golf cars et d?un 4X4, à usage personnel».
A cela, le président du conseil d?administration du Trust, répond sereinement que les véhicules achetés par le Trust sont uniquement destinés à son fonctionnement. «Il s?agit de voitures électriques, qui répondent à la volonté de limiter la pollution et l?usage de moteurs à essence dans le jardin.» Il admet qu?un comptable a bel et bien été recruté mais explique que «tout cela répond à un organigramme bien établi».
Malgré ces couacs, ce petit désert de bitume avant l?oasis de sous-bois verts ne décourage personne. Sûrement pas les touristes qui affluent en ayant pris soin de se munir de bouteilles d?eau aux échoppes qui regorgent de fruits «exotiques» et de «dodos décapsuleurs». Justement un autre sujet à polémique au jardin porte sur l?aménagement d?un foodcourt.«C?est en totale contradiction avec les statuts du jardin qui préconisent qu?il n?y ait aucune installation électrique ou de canalisation au gaz. C?est une véritable menace pour le jardin», s?insurge cet habitué des lieux. Le foodcourt prendrait place à l?arrière du Château de Mon Plaisir.
Un tel amoncellement d?allégations a de quoi inquiéter. Le jardin irait-il en friche ?
<B>Etiquetage des plantes</B>
Interrogé, Ashvin Monneram explique qu?«il n?y a pas de foodcourt projeté. Il est vrai que nous envisageons de rénover une ruine à l?arrière du château pour l?employer comme salon de thé, mais il n?y aura pas de restaurant. Seulement des en-cas et des boissons pour nos visiteurs qui les ont réclamés».
Le président du conseil d?administration du Trust ne manque pas d?évoquer les différents projets prévus. Il n?est pas jusqu?au parking qui ne bénéficierait d?un coup de neuf, «mais à plus long terme». «Si un foodcourt est prévu, c?est plutôt à cet endroit pour éviter que les marchands se tiennent n?importe où. Nous avons aussi prévu un abri pour les chauffeurs mais nous devons honorer nos priorités».
Ces priorités sont notamment le bois du pays, qui regrouperait les espèces indigènes de Maurice comme pour composer une image originelle de ce que pouvait être la forêt mauricienne avant l?arrivée de l?homme, «un projet minutieux en cours qui a bénéficié de l?aide d?Owen Griffiths, qui possède une longue expérience dans le domaine».
Ensuite, il s?agira de mettre en place une signalétique dans les allées du jardin. «L?étiquetage des plantes est aussi en train de se faire. Nous disposons déjà d?une étude détaillée que nous remettons à jour mais qui nous permet d?avancer».
Une ruine à l?arrière du poste de police à l?intérieur de jardin sera aussi restaurée. «Nous avons déjà confié le début des travaux à un architecte. Au final, le bâtiment accueillera un centre de ressources pour les étudiants et chercheurs».
Ashvin Monneeram indique également que le jardin a commencé à récolter les fruits de l?accès payant. Cela, ajoute-t-il, a permis d?y améliorer la sécurité, «ce que reconnaissent les Mauriciens qui viennent le fréquenter».
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