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Jacob Zuma menacé par la justice
Le parquet sud-africain dispose de preuves suffisantes pour inculper le nouveau président du Congrès national africain (ANC), Jacob Zuma, de corruption, selon la radio locale Talk Radio 702.
Mokotedi Mpshe, directeur intérimaire du parquet, a déclaré qu?une décision concernant l?inculpation de Zuma était imminente, a précisé la station. Mpshe lui-même a seulement fait savoir que l?enquête était bouclée un représentant du parquet n?a pas souhaité commenter l?information. Zuma a été élu mardi soir à la présidence de l?ANC, jusque-là occupée par le président Thabo Mbeki, et a toutes les chances de lui succéder à la magistrature suprême lorsque son mandat s?achèvera en 2009. Dans l?immédiat, le chef de l?État n?a pas l?intention de démissionner, a assuré avant-hier un représentant de l?ANC, démentant la rumeur qui circule depuis mardi.
Commentant l?information, Zuma a déclaré ne pas comprendre pourquoi ces allégations étaient évoquées à travers des médias et non devant un tribunal. «Une enquête a été ouverte publiquement contre moi. J?ai été menacé d?être publiquement inculpé. On a dit des choses sur moi. Mon problème est le suivant: ?Pourquoi raconte-on ces choses en public ??», s?est-il interrogé lors d?une conférence de presse.
«On m?a publiquement interrogé sur les allégations lancées à mon encontre et je réponds: ?si je devais répondre à une quelconque allégation, je le ferais devant un tribunal?».
L?incertitude quant aux charges qui pèsent sur Zuma n?a fait que renforcer les craintes des investisseurs à son égard. Dans son discours de clôture du congrès de l?ANC, Zuma s?est d?ailleurs efforcé de les rassurer.
«Il n?y a pas de raison que le milieu des affaires sud-africain ou étranger, ou tout autre secteur se sente mal à l?aise», a-t-il déclaré, promettant de coopérer avec le président pour assurer la cohésion du parti et la continuité de ses orientations.
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