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Investisseurs en mode attente ?

2 octobre 2008, 00:00

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Le géant hôtelier «Four Seasons» a investi massivement dans l?océan Indien ces temps derniers. Après le «Four Seasons Resort Mauritius», la chaîne ouvrira son 81e établissement de luxe aux Seychelles, sur l?île de Mahé, début 2009. Aux Maldives également, plus de quatre projets hôteliers sont en cours, initiés par des promoteurs européens, arabes et asiatiques. Madagascar et La Réunion veulent quant à eux réinventer leur industrie touristique en attirant de nouveaux investisseurs-bâtisseurs d?hôtels.

Toute cette agitation est salutaire pour la zone en termes de rentrée de devises, de création d?emplois et d?activité culturelle. Toutefois, il importe de peser dès à présent les risques encourus alors que l?économie mondiale est actuellement à genoux. Est-ce que la crise financière aura des répercussions sur les engagements des investisseurs internationaux, ou par ricochet sur l?activité touristique ? On n?en sait rien à ce stade.

L?Union européenne, principal bailleur de fonds de la zone,réalise les limites scandaleuses de la non-régulation des marchés après la chute de Wall Street. La Française Anne-Marie Idrac, secrétaire d?Etat en charge du Commerce extérieur, observait, avant-hier, sur les ondes de Radio France International, que cette crise financière aura immanquablement des répercussions sur le plan mondial et qu?il est plus que temps de faire face à cette vérité.

Les spécialistes de la finance internationale, de moins en moins nombreux apparemment, estiment qu?il est trop tôt pour tirer les conséquences de cette crise, mais certaines observations méritent d?être prises en compte. Premier constat : il y aura une augmentation de l?aversion à l?égard des risques. Le risque du crédit a été massacré par les marchés et les investisseurs. On s?est rendu compte, tardivement, que les primes de risque ont été anormalement basses.

Outre le ralentissement de la consommation américaine et son impact sur la croissance mondiale, les investisseurs risquent de se heurter à un nouveau comportement des banques. Celles-ci seront moins généreuses quand il s?agira d?octroyer des crédits.

Maintenant les yeux financiers sont braqués sur le Fonds monétaire international (FMI). Avant la crise, le taux de croissance mondial était d?environ 5 % par an; un taux qui est resté stable depuis plusieurs années maintenant. «Tous les débats sur la politique de l?offre, sur les réformes structurelles sont cruciaux et vont au-delà du débat à court terme sur les conséquences de la crise financière», notait un analyste américain en début de semaine.

C?est le moins que l?on puisse faire, car l?effet domino pourrait déferler sur la zone alors que l?on ne s?y attendait pas. En temps de crise, les loisirs sont les premiers à faire les frais sur la liste des dépenses courantes des consommateurs-touristes. Et les investisseurs ? la plupart ne sont pas aussi audacieux que Warren Buffet ? se mettent en mode attente?

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