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Intoxications alimentaires comment les prévenir ?
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Intoxications alimentaires comment les prévenir ?
C?EST QUOI L?INTOXICATION ALIMENTAIRE ?
Elle englobe des maladies provoquées par des agents ou des toxines qui pénètrent dans l?organisme à travers des aliments ingérés. Ces toxines se présentent sous forme de salmonelles ? des types de bactéries ? ainsi que de virus. Comment surviennent-elles? «En été, nos aliments sont plus exposés à la prolifération des bactéries, favorisée par la chaleur. Ajoutez à cela une mauvaise hygiène dans la préparation, un temps de cuisson insuffisant et des additifs inappropriés qui peuvent contaminer les aliments », indique Ishaq Jowahir, médecin généraliste. Les symptômes suivants peuvent survenir - une déshydratation, des nausées, des vomissements, de la diarrhée, entre autres. Si vous souffrez d?une intoxication alimentaire simple, il faudra vous réhydrater avec des sérums. Des anti-émétiques, des médicaments ayant la propriété d?arrêter le vomissement, peuvent aussi être prescrits. Toutefois, l?intoxication alimentaire peut se dégrader en infection bactérienne et durer plus longtemps. Le traitement indiqué dans ce cas est à base d?antibiotiques.
● Respecter la chaîne du froid
Il ne faut pas jongler entre le chaud et le froid. C?est une condition sine qua non pour tout aliment périssable. La chaîne du froid d?un aliment commence dès sa production jusqu?à ce qu?il atterrisse entre vos mains. Pour bien la respecter, il est impératif de : Bien organiser ses courses. Débutez par l?achat de produits d?épicerie secs comme du riz, des pâtes, des confitures entre autres et des boissons qui se conservent à température ambiante. Puis, continuez avec des produits frais comme les légumes, les fruits, les ?ufs, le yaourt, le beurre etc. Concluez avec les produits surgelés. «Ces derniers tiennent une demi-heure hors du congélateur.
Il faut les placer, de préférence, dans un sac isotherme, et éviter de les exposer au soleil. Quand on arrive à la maison, il faut les congeler immédiatement », explique un inspecteur sanitaire.
Bien faire son rangement. Au réfrigérateur, tous les aliments ne se conservent pas de la même façon.
Les charcuteries, le poulet, le poisson et les viandes doivent être conservés au congélateur, à une température se situant entre 0° et 4°C. Les légumes et les fruits cuits, les fromages et les yaourts doivent être préservés à une température intermédiaire de 4° à 6°C. Pour les légumes frais et les produits moins froids, on peut les conserver à 6°C ou plus. Attention, il ne faut surtout pas placer un plat encore chaud au réfrigérateur. Attendez qu?il refroidisse pour l?y disposer.
● Opter pour une cuisson adéquate
Elle est impérative pour détruire les bactéries. Mais elle ne se fait pas n?importe comment. Avant de vous atteler à la cuisson, lavez-vous les mains à l?eau et au savon. Puis rincez abondamment les salades et les autres aliments nécessitant un lavage au préalable ou un trempage. Pour le poulet, la viande hachée et d?autres produits carnés, il vous faut une cuisson à 100°C pendant une vingtaine de minutes au minimum. Pour les grains secs, le temps de cuisson va durer plus longtemps. Attention, si les haricots rouges, par exemple, sont insuffisamment cuisinés, vous risquez des douleurs abdominales et des diarrhées dues à l?émission d?alcaloïdes.
● Vérifier la fraîcheur des produits
Si vous êtes un adepte de produits frais, il incombe d?attester de leur fraîcheur. Comment ? Par exemple, si une volaille a une texture gluante, les yeux rentrés ou une surface terne, vaut mieux éviter de l?acquérir. La même règle s?applique pour le poisson. «Un petit test consiste à tenir le poisson par la tête et à observer la queue. Si elle reste droite, cela indique que le poisson est frais. Au cas contraire, il n?est pas prudent de l?acheter », souligne Anil Deelchand, Regional Public Health Superintendent, au ministère de la Santé. Selon lui, une fois que le poisson frais a été ramené chez vous, il faut immédiatement lui ôter la gorge et les tripes, car ces deux organes, soumis à température ambiante, vont provoquer une prolifération de bactéries et accélérer le processus de pourrissement. Dans le réfrigérateur, chaque compartiment doit être utilisé à bon escient afin de ne pas mélanger les types d?aliments, d?éviter la contamination croisée et la prolifération des germes.
Les ?ufs, par exemple, peuvent être vecteurs de salmonelles, et doivent être rangés dans les bacs spécifiques et les légumes dans les bacs inférieurs.
Tout aliment cru est vulnérable aux bactéries. Avant même de débuter la cuisson, vous devez déjà estimer la proportion à utiliser. Par exemple, si vous allez cuisiner la moitié d?un poulet, il est inutile de le décongeler totalement.
Prélevez la (les) partie(s) pour la cuisson et conservez le reste au congélateur. Pour les préserver, il faut bien les emballer dans du film alimentaire, dans des barquettes en aluminium ou des boîtes hermétiques car l?air n?est pas à l?abri des toxines.
Faire bon usage des restes. Les sauces, la mayonnaise maison ainsi que les salades vinaigrées et les ?ufs entiers ne doivent pas être conservées. Après quelques heures, ils se décomposent et sont sujets aux bactéries. Il vaut mieux les consommer lors du repas ou les jeter. Vos repas de la veille ne sont pas toujours bons pour le lendemain. Vous pouvez toutefois préparer un plat, en consommer une partie et garder le reste pour le prochain repas. Mais certaines conditions s?appliquent. D?abord, il ne faut pas placer le repas au congélateur quand il est encore chaud. Ensuite, vous devez bien le réchauffer avant d?en manger.
Avant d?acheter un produit alimentaire, il est important de savoir ce qu?il contient.
Pour cela, lisez attentivement les étiquettes. Vous y trouverez les différents composants et la date d?expiration de la denrée En général, cette date est indiquée par des inscriptions comme A consommer de préférence avant?, Best Before?ou encore Used by?. «En principe, il faut les consommer avant ce délai de péremption car c?est plus prudent », indique Jacques Florine, Health and Security Officer chez Winner?s. Selon lui, le mode de conservation de l?aliment peut aussi influer sur la péremption : « Par exemple, les produits gras peuvent être sujets à une oxydation. Des produits en conserve exposés au soleil peuvent aussi se détériorer avant même le délai d?expiration ». Regardez aussi l?aspect des produits, surtout ceux en conserves. Les boîtes cabossées, rouillées ou bombées sont à proscrire sur le champ.
Difficile d?échapper à la culture fast-food.
On craque forcément pour les mets typiques, achetés au coin de la rue ou au restaurant. Mais tout cela n?est pas très sain ! Avant d?acheter, voyez si le vendeur ou le cuisinier observe les règles élémentaires d?hygiène. Il faut aussi s?assurer que les aliments mis en vente soient à l?abri de la poussière, des animaux et d?autres bactéries. Observez aussi si leur contenu ne va pas vite se décomposer et attirer les toxines. «Il faut aussi voir si le lieu dispose d?un point d?eau pour laver les récipients après usage », rétorque l?inspecteur sanitaire. Les conditions d?emballage sont aussi prépondérantes. Si c?est du papier, sachez que ce n?est pas hygiénique.
Si vous allez dans un restaurant, la prudence est également de mise, car il faut savoir si les cuisiniers respectent les normes d?hygiène.
● Se méfier des additifs
Colorants, agents préservateurs ou conservateurs, arômes artificiels qui viennent rehausser l?aspect et le goût des aliments, sont actuellement au banc des accusés. Beaucoup d?entre eux, mélangés aux aliments sont nocifs. La mélamine, par exemple, une substance utilisée dans la fabrication de colles et d?objets en plastique, ne doit pas avoir de place dans les aliments. Elle provoque des calculs rénaux et bloque les fonctions rénales. De plus, si vous utilisez des récipients en mélamine pour chauffer de la nourriture dans le four à micro-ondes, vous encourez une contamination ! Pour ce qui est de la rhodamine, un colorant industriel, elle fait partie des produits cancérigènes. Elle est toutefois couramment utilisée par certains commerçants dans les pistaches salées, les glaçons râpés, les barbes-à-papa (kalamindas), les pixidous, entre autres.
« Ces derniers peuvent causer des allergies », confie le docteur Ishaq Jowahir. Un autre exemple est la Sudan Dye. «Celle-ci est utilisée dans la confection des épices, du masala et des achards.
Elle leur donne une couleur jaune. Mais à long terme, leur consommation peut entraîner le cancer », affirme Anil Deelchand.
Cependant, tous les additifs ne sont pas à bannir. Certains d?entre eux permettent de préserver la durée de conservation des aliments.
On trouve ainsi les conservateurs, qui vont empêcher la contamination des aliments par des micro-organismes tels que les bactéries. Ils sont désignés sur les emballages par la lettre E suivie d?un chiffre entre 200 et 300. Les plus courants de ces conservateurs sont les sulfites, les nitrites ou l?acide acétique.
Ils peuvent être utilisés dans la préparation du vin ou des conserves. Pour retarder le vieillissement et protéger des bactéries, on ajoute aussi des anti-oxydants.
Dans ce cas, les additifs se dénomment E 300 à 400. Pour augmenter le goût, des additifs comme les E 600 à 700 sont aussi utilisés.
EN CHIFFRES
78 cas de food poisoning ont été recensés par le ministère de la Santé en 2006. C?est ce qu?indiquent leurs statistiques. En 2005, ce chiffre était 29 ! Toutefois, aucun chiffre n?est disponible pour ces deux dernières années. Durant cette période, plusieurs contraventions sanitaires basiques ont également été émises. En 2006, 312 contraventions étaient données contre 152 en 2005. Une centaine de sanctions ont également été prises en 2006 contre 91 en 2005. Pour ce qui est de l?hygiène alimentaire, 85 contraventions et 121 sanctions ont été infligées en 2006.
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