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Informer pour sensibiliser
Le bien-être et la bonne santé, sont aujourd?hui affaire nationale et d?intérêt public. La santé, du point de vue de l?épidémiologie ou de la sécurité sanitaire, a tout d?un « bien public global » qu?il convient de protéger à tout prix. Il est le garant du bien-être individuel et économique. La télévision, le médium de communication par excellence, permet de cerner les problèmes liés à la santé, de les expliquer au plus grand nombre, tout cela dans le but de sensibiliser pour prévenir certaines maladies.
Chaque émission a pour objectif d?ausculter des thèmes médicaux, d?approfondir l?actualité liée à la santé publique, de parler des traitements, de susciter l?intérêt sur le besoin impératif de prendre sa santé en main, pour éviter maintes complications. « La télévision est le médium le plus puissant pour communiquer et atteindre le plus grand nombre. Aujourd?hui, chaque foyer mauricien est équipé d?un poste de télévision. Dix émissions radio ne valent pas une émission télé car on ne mesure pas l?impact que l?image peut avoir sur celui qui regarde ! Aussitôt la diffusion d?une émission de télévision, les retombées sont instantanées. Nous sommes submergés d?appels, » explique Nicolas Ritter, le porte-parole de l?association Prévention, Information, Lutte contre le sida (PILS).
Campagne de communication
Récemment, la recrudescence du chikungunya a nécessité une vaste campagne de communication pour inciter la population à se prémunir contre les piqûres de ces moustiques. Et pour communiquer efficacement, la télévision reste le médium le plus sûr. La pénétration dans les foyers est plus assurée, contrairement à une campagne de presse ou encore de radio. Le mariage du son et de l?image permet une meilleure compréhension des risques encourus et facilite par conséquent la prise de conscience. Le ministère de la Santé l?a bien compris et n?a pas hésité à investir plusieurs millions de roupies pour responsabiliser la population sur la nécessité d?un environnement propre pour éviter toute prolifération des moustiques. « Il est dans la nature d?une télévision publique de contribuer au développement social d?une nation. Les émissions médicales à la télévision servent à prévenir les maladies, à informer pour limiter les dégâts, » explique Joy Backory, médecin.
Ces émissions télévisées permettent ainsi aux professionnels du secteur de la santé d?aborder divers thèmes, de la sexualité au diabète, en passant par les maladies cardio-vasculaires, l?obésité, sans tabou et sans jargon. Cependant, on note une absence d?interactivité dans ces émissions. Les téléspectateurs sont chez nous, par exemple, à mille lieux de pouvoir intervenir pour donner leur avis. « La télévision mauricienne est appelée de plus en plus à devenir interactive, d?où l?importance d?utiliser d?autres médias de communication. Cependant, vu la toute puissance de la télévision, il faut utiliser ce médium pour faire passer des messages d?utilité publique, » ajoute le docteur Joy Backory.
C?est le sida, qui a été le plus souvent au c?ur des émissions médicales ces dernières semaines. « Il a fallu beaucoup d?efforts pour en arriver là. C?est grâce au coup de pouce du bureau du Premier ministre que nous sommes parvenus à présenter cette série d?émissions pour lesquelles les frais ont été réduits. Il était urgent de communiquer sur les amendements sur ce projet de loi autour de la méthadone. Quoi de mieux que la télévision pour communiquer efficacement, » souligne Nicolas Ritter.
Aujourd?hui, que ce soit au niveau du National Aids Commitee ou de l?association PILS, les émissions sur le sida, ainsi que les nombreuses campagnes de sensibilisation au sein de la télévision nationale, ont largement contribué à démystifier la maladie, même si le combat sur la fin de l?indifférence est loin d?être gagnée. « Nous avons décidé de mettre le paquet sur la stratégie de communication autour du sida pour les deux prochaines années. La télévision sera sans doute le moyen le plus efficace pour communiquer, » précise Nicolas Ritter, à condition que la MBC joue le jeu. « La MBC fait son boulot de station de service publique. Les ONG ont la bonne volonté de faire avancer les choses, et nous, nous avons les moyens de les aider dans cette tâche et nous continuerons à le faire, » précise Fareed Jangheer Khan, président du conseil d?administration de la MBC.
Que ce soit pour sensibiliser sur les dangers liés au diabète, à la sexualité précoce et non-protégée, sur le sida, les maladies cardiovasculaires, entre autres, des émissions comme Santé Plus, Constat, Ki été sida ?, Téléobjectif, ou d?autres émissions de circonstance, sont des vecteurs de communication de grande importance. Les téléspectateurs en sont demandeurs parce qu?ils parviennent à saisir l?urgence de la prévention et la nécessité d?être informé sur des sujets de santé publique. Prévenir c?est bien, être informé, c?est mieux !
AWARENESS
● Campagne d?information pour les femmes et les vieux
Une série de treize émissions est actuellement en préparation à la MBC. Elle s?intitulera Awareness.
Elle devrait être diffusée très prochainement.
Elle est principalement adressée aux femmes et aux personnes âgées. Les problèmes auxquelles les femmes et les vieux ont à faire face y seront soulevés. Cette émission permettra aussi de découvrir les différentes possibilités qui existent et qui sont souvent méconnues.
Cela touchera différents aspects que ce soit économique et médical entre autres. « Nous voulons informer les gens sur les facilités qui existent pour eux. Très souvent, les femmes ne savent pas que des aides existent », explique Vijaya Dhusruth, la réalisatrice de cette série d?émissions. Aucun plateau n?est prévu. Elle ira sur le terrain interrogé les personnes afin de montrer des exemples pour une meilleure compréhension des aides proposées. Dépendant du retour des téléspectateurs, cette série pourrait être reconduite sur plus de treize émissions. Cette série est le résultat d?une collaboration entre la MBC, le ministère de la femme et celui de la sécurité sociale.
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