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Infanticide : La mère du bébé relâchée
La jeune fille inculpée pour infanticide sur son bébé retrouvé mort le 5 août à Ste-Croix, a été libérée hier. La police n?y ayant pas objecté, elle a pu être libérée après avoir fourni une caution Rs 25 000 et signé un engagement de Rs 100 000 devant le tribunal de deuxième instance de la cour de Port-Louis. Elle devra également se présenter au poste de police de sa localité trois fois par semaine. Une charge provisoire de murder of a newly born child a été retenue contre elle.
Dans sa version consignée en présence de son avocate Me Devina Deonarain, l?adolescente, une étudiante âgée de 17 ans, explique avoir fait la connaissance d?un certain Tipo en décembre dernier. Elle en serait tombée amoureuse et le voyait régulièrement. En constatant qu?elle prenait du poids, elle aurait décidé de faire un test de grossesse, acheté dans une pharmacie. Test qui se serait révélé négatif. Elle aurait alors décidé de faire un régime.
Mais le samedi 4 août, la jeune fille a été prise de vo-missements. Ses parents l?ont conduite à l?hôpital Jeetoo où un médecin lui a demandé si elle était enceinte. Sur sa réponse négative, le médecin n?a pas recommandé d?échographie. Dans sa version des faits, la jeune fille déclare qu?une injection lui a été faite ce jour-là avant qu?elle ne rentre chez elle.
Douleurs aigues au ventre
Le lendemain, soit le dimanche 5 août, elle se serait réveillée avec des douleurs aiguës au ventre. Ses parents, dit-elle, étaient à l?église. L?adolescente affirme qu?à un moment elle se serait rendue aux toilettes et que c?est là qu?elle aurait accouché. Le bébé, de sexe féminin, serait resté la tête dans les toilettes pendant environ 20 minutes. Elle aurait ensuite appelé sa s?ur pour lui demander une paire de ciseaux afin de couper le cordon ombilical.
La jeune fille nie avoir tué son bébé. Pour expliquer les blessures retrouvées sur le corps du nourrisson, elle donne deux raisons : elles auraient été causées par les ciseaux qu?elle a utilisés pour couper le cordon ombilical et aussi par le fait qu?elle a agrippé l?enfant au moment de l?accouchement. Ses longs ongles seraient à l?origine des blessures. L?enfant, selon sa version, n?aurait donné aucun signe de vie après l?accouchement ? «ni pleuré, ni riyé.»
Elle aurait ensuite placé le nourrisson dans son cartable avant de s?allonger sur son lit. Au retour de ses parents à 9 h 30, elle ne leur aurait rien dit de ce qui s?était passé et ce n?est que vers les 13 heures qu?elle aurait eu le courage d?en parler à sa mère. Elle affirme aimer les enfants et dit qu?elle aurait été incapable de faire du mal à son bébé.
Le bébé, une fille née prématurément à sept mois, aurait été en vie au moment où il a été blessé. C?est ce qu?établit le rapport du Dr Satish Boolell, chef police medical officer. Ce dernier a attribué le décès à des coups multiples à la poitrine. Le nourrisson portait des lacérations et des perforations au corps. Ces coups, assénés avec violence, lui ont lacéré le c?ur.
Le chef inspecteur Reshard Delawarally et l?inspecteur Jocelyn Mootooveeren enquêtent dans cette affaire.
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