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Indira Manrakhan et Hamid Imrit à l?Icac

13 mai 2006, 00:00

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Un come-back dans un secteur qu?elle connaît bien : Indira Manrakhan va de nouveau s?occuper de la corruption. Avec Anil Kumar Ujoodha, directeur général de l?Independent Commission against Corruption (Icac), et Hamid Imrit, qui fait, lui, son entrée sur la scène publique, ils constitueront le conseil d?administration de cet organisme.

Hamid Imrit est un expert-comptable depuis 30 ans. Il a longtemps travaillé à Londres et, en 1988, il rentre au pays où il exerce quelque temps au cabinet comptable De Chazal Du Mée avant de créer sa propre firme de comptabilité, Imrit Associates. Sollicité hier, le comptable, la cinquantaine, a répondu : «C?est une grande responsabilité et j?espère être à la hauteur de la tâche qui m?est confiée. C?est un défi important, la corruption étant un des fléaux qui rongent notre société.» Cet habitant de Port-Louis, aux allures discrètes, n?a pas souhaité faire d?autres commentaires, avant de prendre ses fonctions.

Indira Manrakhan, autre membre du board de l?Icac, se dit très «honorée» par cette nomination. Elle démontre son intransigeance : «C?est avec la même conviction que je vais faire de mon mieux pour aider à combattre la corruption et ce, sans aucun compromis.» Elle conçoit que le chemin menant à la réussite, dans ce domaine particulier, soit semé d?embûches : «Pour traquer les cas de corruption à haut niveau, il faut encore pouvoir percer les réseaux sophistiqués employés par ceux impliqués. C?est un travail colossal et c?est avec beaucoup de détermination que nous y arrivons.»

Deux ministres dans ses filets

On se souvient qu?elle a été la directrice de l?Economic crime office (Eco) et qu?entre autres, elle avait eu dans ses filets deux ministres de l?ancien gouvernement travailliste, Vishnu Bundhun et Kishore Deerpalsingh. L?une des enquêtes, connue comme «l?affaire des molletons», a d?ailleurs abouti à une condamnation.

Cette détentrice d?un BSc en comptabilité, d?un MSc en finance et d?un certificat de Certified Fraud Examiner, a démarré dans le monde judiciaire en 1979. Elle se joint ensuite au ministère des Finances où elle restera de nombreuses années. En 1996, elle sera nommée Head of Investigation de l?Unified revenue board, avant de prendre les rênes de l?Eco en 1999. En 2001, le gouvernement d?alors a procédé à la dissolution de cette institution.

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