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Indignation après l’incendie d’un centre social juif

22 août 2004, 20:00

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L’incendie criminel qui a détruit dans la nuit de samedi à dimanche un centre juif de la rue Popincourt, dans le XIe arrondissement de Paris, a provoqué une vague d’indignation au sein du monde politique et des institutions juives.

Le sinistre, qui s’est déclaré vers 4 heures du matin, n’a pas fait de victime. Des inscriptions nazies et antisémites écrites au marqueur ont été retrouvées sur place. Ce local de 100 m2 situé au rez-de-chaussée d’un immeuble de cinq étages servait notamment de “restaurant du coeur”; on y distribuait de la nourriture casher aux plus démunis.

Jacques Chirac a condamné “avec force cet acte inqualifiable” et exprimé “sa pleine solidarité aux responsables et au personnel du centre ainsi qu’à l’ensemble de la communauté juive de France”.

Dans un message transmis par l’Elysée, le président de la République “rappelle la détermination absolue des pouvoirs publics à rechercher les auteurs de ces agissements inacceptables pour qu’ils soient jugés et condamnés avec la plus grande sévérité”.

De retour de Poitiers (Vienne) hier matin, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s’est rendu rue Popincourt vers 11 h 30.

“Je voudrais dire que les auteurs de tels crimes - ici nous pouvons parler de crimes puisqu’il y a incendie volontaire et signature raciste - encourent des peines de prison pouvant aller jusqu’à 20 ans”, a-t-il déclaré aux journalistes sur place.

“Le parquet requerra la peine maximale dès que les auteurs seront arrêtés. L’ensemble des forces du pays seront mobilisées pour que les criminels qui se livrent à tels actes puissent être rapidement arrêtés et sévèrement punis”, a ajouté le chef du gouvernement. Condamnant également cet incendie, le ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin, a annoncé dans un communiqué avoir demandé au préfet de police de Paris de “mobiliser tous les moyens d’enquête nécessaires en vue d’en identifier les auteurs”.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France a lui aussi fait part de son “indignation”.

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