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Indices
SDF BRÛLÉE
Les « tantines » pyromanes écrouées
Gilberte Zameer peut enfin dormir sur ses deux oreilles. Les deux femmes qui ont tenté de la brûler avec du pétrole lampant, il y a quinze jours, ont été interpellées par la brigade criminelle de Port-Louis Nord cette semaine. Marie-Liseby Augustin et Jennifer Baptiste, des sans domicile fixe (SDF), ont été retrouvées à Karo Kalyptis et doivent maintenant répondre d?une accusation de tentative d?assassinat. Le matin du 6 septembre, elles avaient fait irruption dans l?immeuble désaffecté de la route Abattoir, où Gilberte Zameer avait élu domicile, pour lui régler son compte. Elles l?ont tabassée, ont vidé le contenu d?une lampe à pétrole sur elle avant de craquer une allumette? « To pou arrete pran mari dimoune », lui avait lancé Marie-Liseby Augustin, qui ne pouvait supporter l?idée que son amoureux l?ait préférée à elle.
CONTREFAçON
Gang de chausseurs : un pas de trop
Sans une plainte formelle du dépositaire d?une marque, l?Anti Piracy Unit (APU) de la police ne peut pas effectuer de saisies ou d?arrestations. Voilà pourquoi les fausses chaussures Adidas, par exemple,
foisonnent dans l?île. La contrefaçon de vêtements ? mis à part l?exception mauricienne concernant l?imitation à grande échelle des produits Polo Ralph Lauren ? et d?accessoires de mode est terrible. De nombreux commerçants importent du toc fabriqué dans les pays asiatiques et le revendent au prix fort. Cette semaine, après une plainte du dépositaire de la marque Sandic, la police a démantelé une filière d?importation de chaussures contrefaites.
Un habitant d?Eau-Coulée a été arrêté et les hommes de l?inspecteur Gassen Govindareddy ont saisi plus de 1 800 paires de chaussures lors de raids menés dans tout le pays lundi et jeudi.
VOL
De l?eau dans le gaz des trafiquants
La brigade criminelle du port enquête sur un cas assez farfelu. Un suspect, entendu par les hommes de l?inspecteur Hemant Ramlogun, pour un trafic de bonbonnes de gaz ménager dans l?entreprise Yip Tong, a dénoncé vingt-cinq de ses collègues, chauffeurs et aides-chauffeurs. Ce helper allègue que depuis huit ans ses collègues et lui-même écoulaient sur le marché une dizaine de bonbonnes par jour, pour arrondir leurs fins de mois.
Ce suspect a été remis à la police lorsqu?une enquête interne l?a impliqué dans une affaire de disparition de scellés au centre de remplissage d?Esso à Mer-Rouge. Le helper est passé à table en dénonçant ses présumés complices.
Pour la compagnie Yip Tong, il n?est pas question, sans preuves, de se passer des services de la vingtaine d?employés inculpés provisoirement d?escroquerie.
CAMBRIOLAGE
Un voisin aux mains longues
Max-Jacques-Laval Ernest, 22 ans, s?est probablement inspiré de cet ancien athlète des Jeux des îles de l?océan Indien, Shyam Boodnah, qui louait des campements à travers l?île, faisait le double des clefs avant de venir dévaliser les locataires étrangers plus tard. Il a ainsi squatté un appartement dans le complexe George Town de Quatre-Bornes pendant trois mois. À la tombée de la nuit, il « visitait » les appartements et bureaux voisins. La brigade criminelle de Quatre-Bornes l?a arrêté le 10 septembre.
Il a alors avoué avoir commis des vols entre août et septembre.
Pour ne pas attirer l?attention des vigiles, il stockait le fruit de ses rapines dans l?appartement qu?il squattait. Environ Rs 200 000 d?objets volés y ont été découverts. Chômeur et sans domicile fixe, il devra répondre de ses actes devant le tribunal de Rose-Hill.
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