Publicité
Incertitude sur l?agenda de Jacques Chirac
Par
Partager cet article
Incertitude sur l?agenda de Jacques Chirac
Jacques Chirac prendra «à sa sortie de l?hôpital» la décision de se rendre ou non à New York la semaine prochaine pour le sommet mondial de l?Onu, a indiqué l?Elysée hier. Plusieurs médias avaient annoncé dans la matinée que le président de la République avait d?ores et déjà renoncé à ce voyage aux Etats-Unis, du 13 au 15 septembre. Le président prendra sa décision à sa sortie de l?hôpital du «Val-de-Grâce» où il se remet depuis vendredi dernier d?un «petit accident vasculaire», explique l?Elysée. Il devrait quitter l?hôpital hier ou aujourd?hui, selon son entourage.
«Le président de la République va sortir comme prévu, comme cela a toujours été dit, à la fin de la semaine et il va annoncer très vite le calendrier de son activité», a déclaré pour sa part le ministre des Affaires étrangères sur Europe 1. Ce que Philippe Douste-Blazy, médecin de formation, «sait» de l?accident vasculaire du chef de l?Etat «prouve que c?est quelque chose de très petit». «Mais c?est aux médecins et au président de la République de décider de son calendrier des prochaines semaines», a-t-il insisté. Jacques Chirac devait recevoir lundi le Premier ministre indien, Manmohan Singh, en visite en France.
Le chef de l?Etat devait ensuite se rendre à New York, pour le sommet mondial de l?Onu, du 13 au 15 septembre, où il entendait notamment défendre son projet de prélèvement international de solidarité sur les billets d?avion, qui servirait à financer la lutte contre les grandes pandémies (sida, tuberculose, paludisme). Ses conseillers diplomatiques affirmaient jeudi «préparer ce voyage dans la perspective d?un déplacement du président». «Le programme est prêt, les interventions sont prêtes.»
Les médias ont évoqué l?hypothèse selon laquelle le Premier ministre pourrait remplacer Jacques Chirac à New York. «Ce ne serait pas une aberration diplomatique», note un collaborateur du président. Ancien ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin avait appelé avec flamme le 14 février 2003, dans l?enceinte du Conseil de sécurité de l?Onu, les Etats-Unis à stopper la marche vers la guerre en Irak. Le scénario d?un remplacement par le chef du gouvernement, qui a présidé mercredi le conseil des ministres, n?est pas sans précédent. En 1992, par exemple, Pierre Bérégovoy avait pallié l?absence de François Mitterrand au sommet de la Terre de Rio.
Publicité
Publicité
Les plus récents